DERNIERE MINUTE

Vous lisez:

Concertation européenne pour les migrants


Italie

Concertation européenne pour les migrants

Une rencontre tripartite a eu lieu à Paris pour apporter une réponse coordonnée à la crise migratoire que traverse l’Italie.

C‘était hier soir. Les ministres italien, français et allemands de l’Intérieur se sont retrouvés quelques heures seulement après l’appel à l’aide de l’Italien Marco Minniti qui demande aux autres pays européens d’ouvrir leurs ports aux bateaux de sauvetage.
Un appel laissé pour l’heure sans réponse concrète alors que l’Italie a enregistré plus de 83 000 arrivées de migrants depuis le début de l’année. Un chiffre en hausse de plus de 19 % sur la même période en 2016.

Cette rencontre, à laquelle assistait aussi le commissaire européen aux réfugiés, le Grec Dmitri Avramopoulos, avait pour but de se concerter sur la meilleure manière d’aider les Italiens, et d’avancer sur des propositions concrètes en vue du sommet européen de Tallinn.

Les discussions se sont absolument bien passés“, selon un membre de la délégation italienne, sans plus de précision. Il y a eu un “accord sur plusieurs points, qui seront publiés par communiqué d’ici demain matin, et ont pour but d‘être endossés par les Etats membres de l’UE à Tallinn en fin de semaine“, a-t-on fait savoir dans l’entourage du ministre français, Gérard Collomb. Les ministres de l’Intérieur européens doivent se retrouver ce jeudi dans la capitale de l’Estonie, qui assure la présidence tournante de l’Union européenne.

Dans un entretien au quotidien Il Messaggero, le ministre Marco Minniti a affirmé que l’Italie faisait face à “une énorme pression”. Mercredi, Rome avait menacé de bloquer l’entrée de ses ports aux bateaux étrangers transportant des migrants secourus en Méditerranée.
Les bateaux qui sauvent les migrants “battent pavillon de différents pays européens”, a souligné le ministre, expliquant que des navires d’ONG, de l’opération navale européenne antipasseurs Sophia et de l’agence européenne des frontières Frontex étaient impliqués, aux côtés des gardes-côtes italiens.

Si les seuls ports vers lesquels les réfugiés sont acheminés sont les ports italiens, cela ne marche pas. C’est le coeur de la question“, a-t-il dit.

Je suis un europhile et je serais fier si même un seul bateau, au lieu d’arriver en Italie, allait dans un autre port. Cela ne résoudrait pas le problème de l’Italie mais ce serait un signal extraordinaire“, a dit le ministre.