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C’est une défaite historique pour le parti conservateur de Shinzo Abe.
La formation conservatrice du Premier ministre japonais a perdu l‘élection de l’assemblée locale de Tokyo, un échec qui, selon la presse, risque d’avoir des conséquences sur le gouvernement.
C’est la gouverneure de Tokyo, Yuriko Koike, qui a été réélue.
Son tout nouveau parti “Kokumin first” qui veut dire “les habitants de la capitale d’abord” a emporté la majorité absolue des 127 sièges de l’Assemblée tokyoïte, soit 79 sièges.

Première femme élue gouverneur de la capitale nippone, Yuriko Koike, âgée de 64 ans, ancienne présentatrice de télévision et ex-ministre de l’Environnement (2003-2006) et de la Défense (en 2007), aurait des vues sur le poste de premier ministre. A la tête d’une métropole de 13,7 millions d’habitants, elle veut refréner les dépenses engagées pour la préparation des jeux Olympiques de 2020 à Tokyo, où elle bénéficie de taux de satisfaction dépassant 60 %.

Les médias sont unanimes pour dire que ce scrutin local dans la capitale aura des répercussions sur le gouvernement.
Cet échec du PLD (qui n’avait jamais eu moins de 38 sièges à Tokyo) est attribué aux divers scandales touchant Shinzo Abe ou ses proches révélés récemment, à l’adoption de lois rencontrant une vive opposition ainsi qu‘à des dérapages de ministres.
Abe a notamment été accusé dans la presse d’avoir fait un don à une école nationaliste par l’intermédiaire de son épouse ou encore d’avoir influencé les décisions de l’administration en faveur d’un ami de longue date dans l’attribution de la création d’une nouvelle faculté vétérinaire.

Le Premier ministre, qui réfléchit depuis plusieurs semaines à un remaniement ministériel censé survenir en août ou septembre, pourrait être contraint d’accélérer le processus.

Cette élection est un revers de taille alors que Shinzo Abe, 62 ans, a tout organisé (y compris la révision des statuts de son parti) pour se maintenir au pouvoir jusqu’en 2021. Des manoeuvres qui ont pour but de lui permettre d’atteindre son objectif ultime : réviser la Constitution pacifiste jamais amendée depuis 1947.