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Chypre : les réactions à l'échec des négociations

Des négociations marathon en Suisse destinées à trouver une solution au conflit de Chypre vieux de plus de 40 ans, se sont soldées par un échec vendredi malgré les immenses efforts du patron de l'ONU Antonio Guterres.

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Chypre : les réactions à l'échec des négociations

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Des négociations marathon en Suisse destinées à trouver une solution au conflit de Chypre vieux de plus de 40 ans, se sont soldées par un échec vendredi malgré les immenses efforts du patron de l’ONU Antonio Guterres.

Les discussions ont notamment achoppé sur le retrait des troupes turques du nord de l‘île méditerranéenne ou le maintien d’un droit d’intervention par la Turquie, selon des sources diplomatiques.

Les deux parties se sont renvoyé la responsabilité de l‘échec.

Le porte-parole de la délégation chypriote-grecque, Nikos Christodoulides, a pointé du doigt “l’insistance de la partie turque à maintenir le Traité des garanties, l’intervention turque à Chypre et la présence illégale des troupes turques sur l‘île“.

Le premier ministre turc Binali Yildirim a, lui, condamné l’absence d’”attitude constructive“ du camp adverse.

De son côté, la diplomatie américaine s’est déclarée “déçue”, le département d’Etat assurant dans un communiqué que “les Etats-Unis continueraient de soutenir les efforts en vue d’une réunification de l‘île“.

A Nicosie, des dizaines de Chypriotes grecs et turcs se sont rassemblés en fin d’après-midi dans la zone tampon de la capitale divisée pour appeler à poursuivre les efforts vers une réunification, selon des journalistes de l’AFP.

Nous sommes extrêmement déçus car nous n’avions jamais été aussi proches“ d’un accord, a estimé Kemal Baykalli, Chypriote turc de 42 ans, membre du mouvement citoyen “Unite Cyprus now”. “Mais cela ne va pas nous arrêter. C’est seulement le début“, a-t-il ajouté.

De nombreux participants peinaient toutefois à dissimuler leur tristesse. “C’est un sentiment de peine et de colère qui domine (…) Il nous faut une solution, car 50 ans de négociations, c’est beaucoup trop“, a confié Tina Adamidou, une Chypriote grecque, les larmes aux yeux.

L‘île de Chypre, qui compte un million d’habitants, est divisée depuis l’invasion en 1974 par l’armée turque de son tiers nord, en réaction à un coup d’Etat visant à rattacher le pays à la Grèce, qui avait inquiété la communauté chypriote-turque. Depuis, la République de Chypre, membre de l’Union européenne depuis 2004, n’exerce son autorité que sur la partie sud où vivent les Chypriotes-grecs. Dans le tiers nord occupé, habité par les Chypriotes-turcs, une République turque de Chypre du Nord (RTCN), reconnue uniquement par Ankara, a été autoproclamée.

Avec agence (AFP)