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Restrictions budgétaires en France, la Défense impactée

Au total, l'Etat va économiser 4,5 milliards d'euros en 2017 sur son budget global.

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Restrictions budgétaires en France, la Défense impactée

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La Défense de la France est sur le fil. La ministre des Armées Florence Parly a annulé un déplacement sur la base aérienne de Mont-de-Marsan en raison de délicates négociations budgétaires.
Alors qu’Emmanuel Macron, le président, a promis une augmentation du budget militaire pour atteindre les 2 % du PIB en 2025, la situation déficitaire globale du pays perturbe cette promesse de campagne.

En 2017, le budget de la Défense s’est monté à plus de 40 milliards d’euros, soit 1,77 % du PIB. Mais depuis, 2,7 milliards de crédit ont été gelés et le gouvernement a demandé une réduction des dépenses de 850 millions d’euros, déjà votée par le Parlement.

Le budget original ne serait pas amputé, selon Gérald Darmanin, le ministre des comptes publics, qui ne précise toutefois rien sur les milliards de crédits gelés. Il faut savoir qu’en 25 ans, la Défense a perdu 20 % de son budget.
Ces dernières années, les priorités avaient changé avec l’engagement français en Afrique et l’opération Sentinelle dans le cadre de l‘état d’urgence. Mais entre rester dans les clous du pacte de stabilité ou “donner les moyens aux militaires de défendre la France”, comme l’a promis Edouard Philippe, il va falloir arbitrer encore plus clairement.

Au total, l’Etat va économiser 4,5 milliards d’euros en 2017 sur son budget global.

Gérald Darmanin a détaillé ces économies : 60 millions d’euros pour Matignon sur ses frais de fonctionnement, 268 millions d’euros à Bercy en réduisant par exemple le coût d’un programme de numérisation, 282 millions d’euros au ministère des Affaires étrangères dont la moitié provenant d’un recul de l’aide publique au développement. Aux Transports, les économies prévues atteignent 260 millions d’euros, avec un passage en revue de tous les grands projets.
L’Intérieur va faire 526 millions d’euros d‘économies, sans toucher aux effectifs de policiers ou de gendarmes, et la Justice aura à économiser 160 millions d’euros, “essentiellement des programmations immobilières”.
En ce qui concerne l’Education nationale, aucun poste de professeur ne sera supprimé pour la rentrée scolaire mais 75 millions d’euros seront économisés, tout en tenant “l’intégralité des promesses du président de la République, notamment sur l’accompagnement des auxiliaires de vie scolaire auprès des enfants handicapés”. La Culture sera elle aussi mise à contribution, avec 50 millions d’euros d‘économies sur la gestion du ministère.