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Le justice accentue la pression sur Lula

Une semaine après avoir condamné Lula à près de dix ans de prison, le juge anticorruption Sergio Moro a compliqué encore un peu plus la situation de l'ex-président brésilien en ordonnant mercredi la saisie de plusieurs de ses biens.

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Le justice accentue la pression sur Lula

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Une semaine après avoir condamné Lula à près de dix ans de prison, le juge anticorruption Sergio Moro a compliqué encore un peu plus la situation de l’ex-président brésilien en ordonnant mercredi la saisie de plusieurs de ses biens.

Cette saisie a été ordonnée à la veille de manifestations convoquées en soutien à Lula dans tout le Brésil par le Parti des Travailleurs (PT) qu’il a fondé au début des années 80.

Le nouveau coup porté par le magistrat montre qu’il n’a pas l’intention de relâcher la pression sur l’icône de la gauche, qui se dit victime d’un procès politique visant à l’empêcher de se présenter à l‘élection présidentielle de 2018.

Luiz Inacio Lula da Silva, qui a présidé le Brésil de 2003 à 2010, reste en liberté en attendant le jugement en appel de sa condamnation il y a une semaine à neuf ans et demi de prison.

Mais cette décision risque de prendre des mois, voire plus d’un an. L’incertitude sur le sort de Lula pèse sur une situation politique déjà très confuse au Brésil, où le président Michel Temer est menacé d’un procès pour corruption qui le chasserait du pouvoir.

En attendant, le juge Moro, hissé au rang de héros national par de nombreux Brésiliens, a décidé mercredi de s’attaquer aux biens de Lula pour “réparation des dommages causés”.

Plus de 600.000 réais (165.000 euros) ont été gelés dans ses comptes, trois appartements et un terrain appartenant à l’ex-président ont été saisis, ainsi que deux voitures, selon la décision de justice obtenue par l’AFP.
“Cette décision est totalement absurde, c’est juste un acte de vengeance, de provocation”, a dénoncé Carlos Zarattini, un député du PT.

Lula, 71 ans, a été condamné pour avoir bénéficié de largesses à hauteur de 3,7 millions de réais (1,06 million d’euros) en vue d’intercéder en faveur du groupe de BTP OAS dans l’obtention de contrats de la compagnie pétrolière publique Petrobras.

Il est notamment accusé d’avoir reçu un triplex dans une station balnéaire en guise de pot-de-vin. Lula dément en être le propriétaire.

Le juge Moro a évalué à 13,7 millions de réais (près de 3,8 millions d’euros) le montant total des sommes devant être restituées pour réparer les préjudices causés à Petrobras.

Lula, qui est visé par quatre autres procédures judiciaires, a toujours nié les accusations dont il fait l’objet, arguant qu’elles ne reposaient sur aucune preuve concrète.

S’il est condamné en deuxième instance, il ira en prison et ne pourra pas se présenter à la présidentielle prévue pour octobre 2018 et pour laquelle il est en tête des intentions de vote.

Avec agence (AFP)