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Tous les regards sont une nouvelle fois tournés vers la ville de Calais et le sort des réfugiés. Dans un rapport, l’ONG Human Rights Watch dénonce les abus commis par la police contre les migrants. Fanny Plancon, bénévole pour le Secours catholique, confirme les témoignages recueillis par Human Rights Watch. “Régulièrement la police arrive en pleine nuit, les sort des sacs de couchage et souvent même gaze les sacs de couchages, la nourriture, les gens. J’ai emmené énormément de gens à l’hôpital qui avaient été blessés”, explique-t-elle.
Les migrants refusent désormais de parler aux journalistes. Mais l’un d’eux, présent à Calais depuis six mois, a accepté de répondre à Euronews et d’expliquer les violences dont il a été victime. Les policiers “sont descendus de leur voiture quand je marchais dans la rue et ils m’ont aspergé le visage de gaz, je ne voyais rien et je me suis presque fait percuter par une voiture parce que j’avais la tête qui tournait. Pourtant je n’avais rien commis d’illégal”, détaille ce migrant afghan.
Dans son rapport Human Rights Watch fait état d’usage de gaz poivre par la police. La préfecture n’a pas souhaité répondre à nos questions. Dans un communiqué elle évoque des “allégations calomnieuses”.