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Le président socialiste du Venezuela Nicolas Maduro fait face ce lundi à de nouvelles manifestations de l’opposition et des menaces de Washington. Elles interviennent au lendemain de l‘élection dans le sang d’une toute puissante Assemblée constituante à sa main. Le scrutin a été marqué par des violences qui ont fait dix morts, portant à plus de 120 le nombre total de personnes tuées en quatre mois de manifestations antigouvernementales. Mais Maduro campe sur ses positions : “Le peuple du Venezuela a démontré que quand le destin nous défie, quand l’oligarchie apatride, quand l’impérialisme nous défie alors coule le sang de libérateur, celui qui coule dans les veines des hommes, des femmes, des garçons, des filles, des jeunes.”

Le scrutin pour la constituante a été boycotté par l’opposition pour laquelle cette institution ne vise qu‘à prolonger le pouvoir de M. Maduro dont le mandat s’achève en 2019. Henrique Capriles, leader de l’opposition: “Nous ne reconnaissons pas ce procédé frauduleux. Pour nous il est nul, il n’existe pas et nous allons continuer à nous battre jusqu‘à ce qu’ici s’impose et soit rétabli l’ordre constitutionnel et que s’impose la démocratie.”

La Constituante de 545 membres, qui doit diriger le pays pour une durée indéterminée, doit s’installer mercredi au siège du Parlement dominé depuis 2016 par l’opposition réunie au sein de la Table de l’unité démocratique (MUD), qui ne reconnaît pas la nouvelle Assemblée. Cette dernière, qui se situe au-dessus de tous les pouvoirs, y compris du président, doit rédiger une nouvelle Constitution remplaçant celle promulguée en 1999 par le défunt président Hugo Chavez.