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Le Venezuela est une "dictature" pour 17 pays d'Amérique

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Le Venezuela est une "dictature" pour 17 pays d'Amérique

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La rupture est actée ! Ce mardi, 17 pays d’Amérique ont condamné ce qu’il se passe au Venezuela, dénonçant la rupture de l’ordre démocratique. Réunies à Lima, les 17 Nations dont le Brésil, l’Argentine, ou encore le Canada ont déclaré ne pas vouloir reconnaître l’Assemblée Constituante, souhaitée par Nicolas Maduro.

“Ce qu’il s’est passé au Venezuela avec l‘établissement de l’Assemblée Constituante est définitivement une rupture avec ce que nous avons vu jusqu’ici. C’est à dire que la situation démocratique qui a évolué ces derniers temps a atteint son paroxysme et ce que nous avons à présent, c’est une dictature”, a déclaré Ricardo Luna, ministre péruvien des relations extérieures.

Un peu plus tôt, Delcy Rodriguez, présidente de l’Assemblée Nationale Constituante a pris l’opposition par surprise. Avec la garde nationale, elle a occupé la salle principale du Palais législatif fédéral et a tenu une réunion plénière.

“Un contingent de la garde nationale, avec la présidente de l’Assemblée Constituante, a pris l’Assemblée d’assaut, là où le Parlement fonctionne. Ils disaient qu’ils allaient prendre le théâtre municipal de Caracas mais ils n’ont pas tenu parole. Donc ils ont pris le bâtiment fédéral où travaille le Parlement élu en 2015 par 14 millions de Vénézuéliens : l’institution la plus légitime du pays”, estime José Guerra, membre de la commission permanente des finances et du développement économique, et député de l’opposition.

À l’issue de la session de l’Assemblée Constituante, Delcy Rodriguez a parlé d’un jour historique pour la réconciliation et l’unité nationale. A notamment été adopté “un accord de soutien et de solidarité au président Maduro contre l’agression impérialiste”.


L’opposition vénézuélienne dénonce la reprise de l’hémisphère législatif comme étant une violation flagrante de la loi par l’Assemblée Nationale constituante. Mais les députés ont déclaré que s’ils ne peuvent pas s’asseoir au Parlement, alors, il le feront dans la rue.