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Athlétisme: Robert-Michon et Diniz, la lutte finale

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Athlétisme: Robert-Michon et Diniz, la lutte finale

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Doyens de l‘équipe de France, la discobole Mélina Robert-Michon (38 ans) et le marcheur au long cours Yohann Diniz (39 ans) chassent les dernières médailles dimanche en clôture des Mondiaux d’athlétisme à Londres.

Ces deux-là vont jouer aussi sur l’expérience et, paradoxalement, la fraîcheur, physique et mentale.

Et hop, Robert-Michon a lancé à 63,97 m dès son 1er essai des qualifications vendredi, sa meilleure performance en 2017.

“Ca fait du bien à la tête. Je rassure peut-être ceux qui étaient un peu inquiets. Inquiète, je l‘étais forcément moi-même un peu au mois de mai. Mais, quand il faut être en forme, mes entraîneurs maîtrisent plutôt bien. Je leur fais confiance”, explique la Lyonnaise.

Et d’ajouter: “Ça confirme mes sensations de l’entraînement, du stage à Lannion. C’est de bon augure et, en plus, il y a encore un peu de marge. Je n’ai pas voulu prendre trop de risques. Le but, c‘était que ça tombe juste derrière la ligne.”

Bien sûr, la Croate Sandra Perkovic est au-dessus du lot depuis des années (69,67 m en qualifications), et les Cubaines apparaissent encore redoutables. Mais Robert-Michon sait hausser son niveau dans les grandes occasions, médaillée d’argent aux Mondiaux-2013 et aux Jeux-2016.

‘Comme elle vient’

“Chaque année, maintenant, je la prends comme elle vient”, ouvre Diniz. “Après Rio, j’ai tout de suite pensé à Londres, parce qu’il fallait passer à autre chose.”

Aux Jeux de Rio, le triple champion d’Europe (2006, 2010, 2014) avait marché dans la lumière largement en tête du 50 km à mi-course, avant de connaître le chemin de croix. Souffrant de troubles intestinaux sévères et pris de malaises, le Champenois s‘était écroulé mais s‘était relevé pour terminer finalement huitième.

“J’aborde ce 50 km dans un état différent (des autres championnats internationaux, ndlr) car je n’ai pas fait de 50 km (depuis Rio). Je suis affûté. Je suis vraiment en forme. Je n’ai pas rattrapé le temps perdu mais j’ai travaillé autrement et je suis prêt à en découdre”, explique Diniz.

S‘étant fracturé deux côtes, puis une autre, Diniz a dû revoir les modalités de sa préparation. “Avant il y avait eu la natation (pour soulager aussi les tendons). Avec mes côtes, ce n‘était pas possible. Alors j’ai fait beaucoup de cyclisme pour le foncier”.

“Je viens avec plein de la fraîcheur. Vraiment à l‘écoute de toutes mes sensations. De ne pas aller en altitude à Font-Romeu, d‘être chez moi avec mes proches, on est tranquille. Et puis sur le vélo j’ai fait des sorties, jusqu‘à 180 km, avec des amis où tu discutes de tout. En Picardie, il y a des petites bosses”, ajoute le marcheur.

- Bulle –

“Je suis focalisé sur dimanche. Jared Tallent (l’Australien champion olympique en 2012) a déclaré forfait il y a quelques jours, Matej Toth (le Slovaque champion du monde et olympique en titre) est suspendu provisoirement, suspecté de dopage, les Russes ne sont pas là…Vous me l’apprenez presque. En ce moment, je ne lis aucune presse, pas de Facebook, rien du tout. Je reste dans ma bulle”, assure le damné de la marche, médaillé d’argent aux Mondiaux-2007 à Osaka.

Et le fougueux Diniz de réfréner ses ardeurs: “Il va falloir que je me force un petit peu à attendre. J’espère qu’il y aura d’autres fous fous qui prendront la course à leur main.”

Dimanche encore, les deux relais tricolores du 4X400 m sont en finale et l’Ethiopienne Almaz Ayana doit vaincre les Kényanes sur 5.000 m pour assurer le doublé après son succès au 10.000 m.

Au 1.500 m messieurs, la victoire est promise au Kenya, fort de trois finalistes dont le triple champion du monde Asbel Kiprop.

Et, à la hauteur, les voyants sont au vert pour que le Qatarien Mutaz Essa Barshim, double médaillé olympique, accède enfin à 26 ans à la plus haute marche du podium.

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