DERNIERE MINUTE

Véhicule bélier : la longue liste des précédents

L'attaque au véhicule bélier est devenue synonyme de terrorisme islamiste

Vous lisez:

Véhicule bélier : la longue liste des précédents

Taille du texte Aa Aa

Le véhicule bélier, une dénomination qui fait désormais frémir. La propagande djihadiste l’encourage depuis trois ans au moins. A ce jour, l’attentat le plus meurtrier avec ce procédé reste celui de Nice le 14 juillet 2016. En cette soirée de Fête nationale, un 19 tonnes fonce sur la promenade des Anglais bondée, tuant 86 personnes et en blessant plus de 450.

Cinq mois plus tard, le 19 décembre 2016, un autre poids-lourd se jette sur les badauds flanant sur le marché de Noël à Berlin. Même mode opératoire, même revendication. Daech toujours. Et comme à Nice, c’est un Tunisien qui était au volant. Bilan : 12 morts et 48 blessés.

Le 22 mars de cette année, c’est Londres qui est frappée. Un homme lance sa voiture sur les passants traversant le pont de Westminster avant de poignarder un policier. L’attaque fait cinq morts.

Puis c’est au tour de Stockholm, ville tranquille où un camion de livraison finit sa course folle encastré dans une façade de magasin après avoir fauché une vingtaine de personnes le 7 avril. Cette fois, pas de revendication de l’Etat islamique, mais le terroriste avait tenté de rejoindre ses rangs en Syrie.

En juin dernier, la capitale britannique est à nouveau prise pour cible. Une camionnette déboule sur le London Bridge avant que trois assaillants en sortent pour attaquer au couteau ceux croisant leur chemin.

Le véhicule bélier, synonyme de terrorisme islamiste en Europe, est aussi parfois utilisé pour des attaques islamophobes, comme ce fut le cas aux abords de la mosquée londienne de Finsbury ou à Créteil, au mois de juin.