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L'Irak lance l'assaut sur Tal Afar

Le premier ministre irakien Haider al-Abadi a annoncé dans la nuit de samedi à dimanche le début de la bataille pour reprendre la ville de Tal Afar actuellement aux mains du groupe jihadiste Etat islamique.

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L'Irak lance l'assaut sur Tal Afar

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Le premier ministre irakien Haider al-Abadi a annoncé dans la nuit de samedi à dimanche le début de la bataille pour reprendre au groupe jihadiste Etat islamique (EI) l’un de ses derniers bastions, la ville de Tal Afar dans la province septentrionale de Ninive.

Comme à chaque fois que l’assaut est lancé par les forces irakiennes, soutenues par la coalition internationale anti-jihadistes, M. Abadi, commandant en chef des forces armées, s’est exprimé à la télévision, revêtu d’un uniforme militaire noir.

Il a annoncé le “début de l’opération de libération de Tal Afar“. “Je dis aux (hommes de) Daech (l’acronyme de l’Etat islamique en arabe, NDLR) qu’ils n’ont pas d’autre choix que de se rendre ou d‘être tués“, a-t-il poursuivi, assis devant une carte de l’Irak et le drapeau national vert, noir, blanc et rouge. “Nous avons gagné toutes nos batailles, et les (hommes de) Daech ont toujours perdu“, a-t-il martelé, ajoutant à l’adresse des troupes : “le monde entier est avec vous“.

Tal Afar, à 70 km à l’ouest de Mossoul, en direction de la Syrie déchirée par les violences depuis six ans, avait été prise par le groupe ultra radical en juin 2014 lors de sa progression fulgurante à l’issue de laquelle il avait tenu jusqu‘à près d’un tiers du territoire irakien.

Les forces gouvernementales irakiennes, appuyées notamment par les frappes aériennes de la coalition emmenée par les Etats-Unis et les “unités de mobilisation populaire“, une organisation paramilitaire dominée par les milices chiites soutenues par l’Iran, ont depuis largement regagné du terrain.

Début juillet, les forces irakiennes soutenues par la coalition ont chassé les jihadistes de Mossoul, la deuxième ville d’Irak, chef-lieu de la province de Ninive. Dans cette région majoritairement sunnite, Tal Afar est une enclave chiite, majoritairement peuplée par la minorité turkmène. Avant l’entrée de l’EI, elle comptait quelque 200 000 habitants.

Aujourd’hui, les responsables locaux, pour beaucoup désormais à l’extérieur de la ville, affirment ne pas connaître le nombre exact de civils qui s’y trouvent encore, car comme dans les autres bastions de l’EI, les habitants sont coupés de tout contact avec le monde extérieur. Ces responsables accusent néanmoins le millier de jihadistes qui s’y trouverait de se servir des familles encore à Tal Afar comme de boucliers humains alors que les avions irakiens et de la coalition mènent depuis des semaines des frappes aériennes en prévision de l’assaut terrestre.

M. Abadi a précisé qu’outre les différentes unités de l’armée, de la police, fédérale et locale, et des unités du contre-terrorisme, le Hachd al-Chaabi participerait également aux opérations militaires à Tal Afar, l’un des derniers fiefs de l’EI dans le nord de l’Irak, frontalier de la Syrie.

Aux premières heures du jour, les fusils et les drapeaux se sont tournés vers leurs cibles“, a proclamé dans un communiqué Ahmed al-Assadi, le porte-parole du Hachd, qui encercle depuis des mois Tal Afar, à l’est, au nord et à l’ouest, la coupant de Mossoul comme de la Syrie. “La victoire approche“ à Tal Afar, “ville irakienne prise en otage et humiliée pendant plusieurs années par les razzias des barbares“, a-t-il encore affirmé.

Une fois Tal Afar reprise, les autorités irakiennes entendent lancer ensuite l’assaut sur la ville de Hawija dans la province de Kirkouk, à 300 km au nord de Bagdad. L’EI est également toujours présent dans la province occidentale d’Al-Anbar, notamment dans la région désertique d’Al-Qaïm frontalière de la Syrie.

Avec agence (AFP)