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Nautilus danois : l'ADN a parlé

Dans la sordide affaire du sous-marin danois, la police a confirmé que la dépouille repêchée mardi était bien celle de la journaliste suédoise

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Nautilus danois : l'ADN a parlé

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Pour l’heure, une seule certitude dans la sordide affaire du sous-marin danois ; le tronc humain retrouvé en mer mardi est bien celui de la journaliste suédoise Kim Wall. Le chef de la police criminelle de Copenhague l’a confirmé.

“Nous avons récupéré une brosse à cheveux et une brosse à dent qui appartenaient à la victime pour prélever son ADN, a expliqué Jens Moller Jensen. Et nous avons comparé les traces d’ADN présentes sur ces deux objets avec celui de la dépouille retrouvée hier, ce qui nous a fourni la preuve qu’il s’agissait de la même personne.”

Le tronc humain repêché par la police dans une baie à une cinquantaine de kilomètres de la capitale danoise n’avait ni tête, ni bras, ni jambes. Ils pourraient avoir été délibérément sectionnés pour que la dépouille, lestée par un pièce en métal, reste au fond de l’eau.

Kim Wall avait disparu depuis qu’elle était sortie en mer à bord d’un sous-marin artisanal dont elle voulait rencontrer l’inventeur. L’appareil, sans doute sciemment sabordé, a été renfloué et du sang de la victime y a été retrouvé en abondance.

Le concepteur et propriétaire du sous-marin, le Danois Peter Madsen avait été secouru peu après le naufrage. Il reste soupçonné d’homicide involontaire par négligence mais la police a confirmé que le chef d’accusation pourrait évoluer à la lumière des nouveaux éléments.