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Bakou rejette les accusations de corruption

Sur Euronews, le ministère azerbaïdjanais des Affaires étrangères dénonce un complot.

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Bakou rejette les accusations de corruption

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L’Azerbaïdjan nie avoir payé des personnalités politiques européennes pour s’octroyer les faveurs de l’Europe vis-à-vis du régime d’Aliyev. Sur Euronews, le ministère des Affaires étrangères azerbaïdjanais rejette le rapport de l’Organized Crime and Corruption Reporting Project (OCCRP) et dénonce un complot.

Les affirmations de certains médias au sujet de la soi-disant corruption en Azerbaïdjan sont totalement fausses. Nous voyons cela comme un exemple flagrant de Fake News, c’est une propagande orchestrée et biaisée contre l’Azerbaïdjan. Nous rejetons totalement ces allégations. Nous avons les preuves irréfutables que cette propagande digne de la guerre froide a été financée et orchestrée par le lobby arménien et le fond Soros pour porter atteinte à mon pays. Nous regrettons que Transparency international ne soit pas transparente, mais partiale et biaisée quand il s’agit de l’Azerbaïdjan. S’ils veulent saisir le Conseil de l’Europe ou une autre institution, nous serons prêts à démentir ces rapports subjectifs“.
Hikmat Hajiyev, porte-parole du ministère azerbaïdjanais des Affaires étrangères

Transparency International, qui a participé à l’enquête aux côtés de journalistes d’investigations, présentera ce jeudi le rapport au Conseil de l’Europe. Un rapport qui accuse notamment certains de ses membres d’avoir bénéficié des générosités du pays pétrolier.

C’est une assemblée dont les membres ne peuvent pas être sanctionnés, même s’il est prouvé qu’ils ont reçu ce genre de paiements. Ils n’encourent aucune mesure disciplinaire, à part être une privation de déplacements et une suspension de leur droit de vote. Mais ils ne risquent aucune poursuite pénale“.
Casey Kelso, directeur de plaidoyer de Transparency International

Le “caviargate”, qui assure que 2,5 milliards d’euros ont été dédiés entre autres aux activités de lobbying et au blanchiment d’argent pour assurer le train de vie de l‘élite azerbaïdjanaise, promet de secouer le Conseil de l’Europe, une institution garante de la probité démocratique en Europe.