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La voix unique de Juan Diego Flórez


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La voix unique de Juan Diego Flórez

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À l’occasion de ses débuts dans “Lucrèce Borgia” lors du Festival de Salzbourg, Juan Diego Flórez nous a accordé une longue interview pour Musica. Il revient en particulier sur la manière dont sa voix a évolué ces dernières années. Ce qui lui permet de s’ouvrir à de nouveaux répertoires.

Après s‘être largement consacré au répertoire bel canto de Rossini et de Donizetti, le célèbre ténor péruvien Juan Diego Flórez a vu sa voix se modifier ces dernières années. C’est ainsi qu’aujourd’hui, il explore davantage de compositions lyriques qui nécessitent une voix plus développée dans le medium.

“J’en suis à une étape de ma carrière où j’interprète de nouveaux rôles, je me lance dans de nouveaux opéras, précise Juan Diego Flórez. Je les alterne avec des rôles bel canto qui sont aussi nouveaux pour moi, mais qui représentent mon répertoire de prédilection depuis toujours: en d’autres termes, je continue le bel canto, mais je m’attaque aussi au répertoire romantique français,” indique-t-il.

“Une transition”

“Quand ma voix a changé, c‘était une transition, j’ai ressenti une certaine gêne avec ma voix parce que je ne savais pas ce qui se passait, mais ensuite, je l’ai ajustée, je l’ai étudiée, raconte-t-il. Je ne me suis jamais arrêté de chanter, j’ai continué, mais j’explorais ma voix et c‘était très bénéfique pour moi d’apprendre de nombreuses choses auxquelles je ne pensais même pas,” se félicite-t-il.

“Pour moi, ce qu’il y a de merveilleux, confie-t-il ensuite, c’est que ce changement me donne l’opportunité de savourer toute cette nouvelle musique, ce qui m’enrichit et me donne le sentiment d’avoir de la chance d‘être également capable de chanter cela.”

“Une période plus calme”

“Actuellement, je planifie vraiment mes projets, ce que moi, je veux faire, ce que je veux enregistrer, où je veux chanter les oeuvres, souligne le ténor. Vu que j’ai une famille, je veux aussi passer du temps avec mes proches, mais je suis impatient de vivre cette deuxième partie de ma carrière. Disons qu’après vingt ans passés à enchaîner les oeuvres à 100 à l’heure, aujourd’hui, une période plus calme commence pour moi et j’ai hâte.”

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