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Visa pour l'image : un festival unique au monde


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Visa pour l'image : un festival unique au monde

Entre la beauté des images et l’horreur du monde, Visa pour l’image fait la synthèse de l’art photographique et de l’actualité du monde. Il est devenu en moins de 30 ans le rendez-vous unique, incontournable et essentiel du photojournalisme.

Pendant deux semaines, Perpignan, dans le sud de la France, à quelques kilomètres de l’Espagne, en plein pays catalan, devient le centre du monde. En deux semaines, 25 expositions sont proposées gratuitement au public, avec chaque jour des conférences, des rencontres et des projections sur l’actualité de l’année écoulée. Autant d’occasions, de voir et de parler de l’état du monde que du sort des populations qui subissent la folie des hommes partout sur la planète.

Parmi ces nombreuses expositions monographiques, nous avons choisi de présenter le travail de deux photographes qui, au risque de leur vie, ont ramené les témoignages d’une guerre qui n’en finit plus, entre l’Irak et la Syrie, contre les fous de Dieu, alvaro Canovas et Lorenzo Meloni.

Alvaro Canovas / Paris Match
Mossoul, l’amère reconquête

Alberto Canovas est photo-reporter pour Paris-Match. Depuis les attaques terroristes de septembre 2001, il a choisi de se tourner vers l’actualité internationale. Il a couvert de nombreuses zones de conflits, notamment en Afrique, au Proche et au Moyen-Orient.
A la fin de l’année 2016, il a suivi l’armée irakienne, épaulée dans les airs par l’aviation de la coalition internationale qui s’est lancée dans la lente et difficile reconquête de Mossoul de la ville occupée par les membres de l’Etat islamique. Il en a ramené des images au plus près des combats, l’avancée des troupes se faisant lentement, rue par rue, maison par maison, au prix d’un danger constant, sous le regard d’une population sidérée par la violence et la peur.


6 novembre 2016, entre Gogjali et le village de Bazwaya à l’est de Mossoul. Dès que les pauses dans les combats le permettent, des civils fuient la ligne de front pour se réfugier derrière les lignes des forces armées irakiennes.
© Alvaro Canovas / Paris Match


8 novembre 2016, Gogjali. Des hommes du premier bataillon de l’ISOF 1 fouillent des maisons à la recherche de combattants de Daech cachés derrière les positions avancées des forces spéciales irakiennes.
© Alvaro Canovas / Paris Match

Lorenzo Meloni / Magnum Photos
La Chute de Califat

Lorenzo Meloni est un photo-reporter italien dont le travail s’est concentré à la fois sur la jeunesse italienne et sur les conflits du Proche et Moyen-Orient. Il travaille pour l’Agence Magnum depuis plusieurs années pour laquelle il a effectué de nombreux reportages, notamment en Lybie, en Syrie et en Irak.
Pour cette série intitulée « La chute du Califat », Lorenzo Meloni a parcouru plusieurs zones de combat, de Mossoul en Irak à Kobani en Syrie près de la frontière turque en passant par Palmyre, oasis au milieu du désert… Autant de lieux et de villes repris à l’Etat islamique au prix de milliers de vies humaines. Les photos de Meloni rendent comptent de ce chaos, des civils et notamment des enfants survivant au milieu des ruines et cette poussière des bombes qui s’ajoute à celle du désert.


Des enfants jouent dans les décombres d’un bâtiment qui servait de base militaire à Daech, détruit par une frappe aérienne de la coalition. Hammam al-Alil, Irak, décembre 2016.
© Lorenzo Meloni / Magnum Photos


Femmes yézidies dans un cimetière détruit par Daech. Bashiqa, Irak, décembre 2016.
© Lorenzo Meloni / Magnum Photos


Église incendiée par Daech. Bakhdida (Qaraqosh), Irak, novembre 2016.
© Lorenzo Meloni / Magnum Photos

Vous pouvez retrouver l’intégralité des expositions sur le site de Visa pour l’image pour découvrir l’ensemble des travaux présentés.

Photo d’illustration de l’article
2 novembre 2016, Gogjali, Mossoul-Est. Pendant que les hommes du premier bataillon de l’ISOF 1 du colonel Mohaned sécurisent les ruelles du quartier, une petite fille sort de chez elle à la rencontre des soldats, un drapeau blanc à la main. © Alvaro Canovas / Paris Match

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