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Quel sort réserver aux familles des combattants de Daesh ?

1 400 femmes et enfants sont réunis dans un campement irakien depuis fin août. Leurs maris et pères sont aux mains des Peshmergas. L'Irak compte négocier leur retour vers leur pays d'origine.

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Quel sort réserver aux familles des combattants de Daesh ?

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Dans ce campement situé au sud de Mossoul, en Irak, des réfugiés pas comme les autres. Ces sont des familles de combattants du groupe Etat Islamique. C’est du moins ce que soupçonnent les autorités irakiennes. 1 400 femmes et enfants sont détenues ici depuis la reprise de Tal Afar à Daesh. La plupart sont arrivés vers le 3O août. Leurs maris et pères sont détenus ailleurs par les Peshmergas, les combattants kurdes.
Ces femmes seraient toutes d’origine étrangère. Pour l’heure, les autorités irakiennes ont dénombré 13 nationalités et tentent de vérifier leurs identités.

Les ONG craignent qu’elles ne soient victimes de la vindicte des autres réfugiés du camp qui ont tout perdu dans cette guerre, et pour leurs droits, comme l’explique Melany Markham, du NRC, le Conseil norvégien pour les réfugiés qui s’occupent de 540 de ces femmes dans ce camp :

Elles sont dans un état tout à fait désespéré. Nous fournissons une aide vitale, de la nourriture, de l’eau, un abri. Ce qui est incertain, c’est leur avenir car elles ne sont pas autorisées à se déplacer en dehors de ce site. Nous voulons que le gouvernement irakien détermine ce qui va leur arriver le plus tôt possible tout en respectant leurs droits fondamentaux. Ces personnes sont des civils et doivent être traitées comme tels.

Ces femmes viennent en majorité de Turquie, d’anciennes républiques soviétiques comme le Tadjikistan, l’Azerbaïdjan, de Russie, de Chine, d’Afghanistan, d’Iran, des Philippines, quelques-unes de France et d’Allemagne.
L’Irak compte négocier leur retour vers leur pays d’origine avec les ambassades concernées.