DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

Nucléaire iranien: projet de réunion à l'ONU des signataires de l'accord de 2015

Vous lisez:

Nucléaire iranien: projet de réunion à l'ONU des signataires de l'accord de 2015

Nucléaire iranien: projet de réunion à l'ONU des signataires de l'accord de 2015
Taille du texte Aa Aa

Plusieurs pays tentent d’organiser la semaine prochaine en marge de l’Assemblée générale de l’ONU une réunion des sept signataires de l’accord conclu en 2015 avec l’Iran sur son programme nucléaire, mis en cause par Washington, a-t-on appris jeudi de sources diplomatiques.

Cette rencontre pourrait se tenir mercredi soir au niveau des ministres des Affaires étrangères des pays concernés. Elle réunirait les Etats-Unis, la Russie, la Chine, la Grande-Bretagne, la France et l’Allemagne d’un côté, l’Iran de l’autre, selon les mêmes sources.

Signé en 2015 après plus d’une dizaine d’années de négociations avec Téhéran, l’accord sur le nucléaire prévoit une levée progressive et conditionnelle des sanctions internationales pesant sur l’Iran en échange de garanties de ce pays à ne pas se doter de l’arme atomique.

L’arrivée en janvier de Donald Trump à la Maison Blanche a modifié la donne. Le milliardaire considère que cet accord est mauvais pour les intérêts américains, et qu’il ne suffit pas à contenir les programmes d’armement conventionnels de l’Iran ni l’influence de ce pays au Moyen-Orient, en Syrie, au Liban ou au Yemen.

Israël a demandé l’arrêt de l’accord nucléaire et compte intervenir à nouveau la semaine prochaine auprès des Etats-Unis lors de l’Assemblée générale annuelle de l’ONU pour obtenir sa neutralisation.

Jeudi, Washington a décidé de maintenir l’allègement des sanctions lié à l’accord nucléaire iranien, mais l’administration Trump a présenté ce geste comme “temporaire” et fait savoir qu’elle poursuivait sa réflexion sur sa politique vis-à-vis de Téhéran.

Donald Trump doit décider d’ici mi-octobre s’il “certifie” ou non devant le Congrès que Téhéran respecte les termes de cet accord. Il doit renouveler cette démarche tous les 90 jours et, bien qu’il ait promis avant son élection de le “déchirer”, il a depuis validé à deux reprises l’accord nucléaire tout en dénonçant les agissements de l’Iran.

Les Iraniens “violent les différents termes” de l’accord et son “esprit”, a déclaré jeudi Donald Trump. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Javad Zarif, a affirmé pour sa part que l’accord iranien n‘était pas renégociable.

Plusieurs signataires européens de l’accord sont sur cette ligne. “On ne veut pas rouvrir des négociations après 12 ans de discussions”, souligne un diplomate sous couvert de l’anonymat. “Si un partenaire majeur quitte l’accord, ce sera très problématique et un très mauvais signe pour le dossier nord-coréen”, ajoute-t-il.

Cet accord “est un élément principal pour la non-prolifération”, renchérit un autre diplomate. Si les Américains quittent l’accord, “cela renforcera les conservateurs à Téhéran et mettra en difficulté le président modéré Hassan Rohani”, ajoute un troisième diplomate.

La semaine prochaine, au moins deux dirigeants ont prévu de défendre l’accord nucléaire auprès de Donald Trump: le président français Emmanuel Macron et le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, qui a indiqué mercredi qu’il soulignerait combien il est “essentiel” et “un facteur de stabilité”.

Tous droits de reproduction et de représentation réservés. © 2018 - Agence France-Presse.
+Voir plus
Tous droits de reproduction et de représentation réservés.© 2018 - Agence France-Presse. Toutes les informations (texte, photo, vidéo, infographie fixe ou animée, contenu sonore ou multimédia) reproduites dans cette rubrique (ou sur cette page selon le cas) sont protégées par la législation en vigueur sur les droits de propriété intellectuelle. Par conséquent, toute reproduction, représentation, modification, traduction, exploitation commerciale ou réutilisation de quelque manière que ce soit est interdite sans l’accord préalable écrit de l’AFP, à l’exception de l’usage non commercial personnel. L’AFP ne pourra être tenue pour responsable des retards, erreurs, omissions qui ne peuvent être exclus dans le domaine des informations de presse, ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations. AFP et son logo sont des marques déposées.