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Guatemala: appel à la grève générale contre la corruption

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Guatemala: appel à la grève générale contre la corruption

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Des syndicats et des associations paysannes et indigènes guatémaltèques ont appelé à une grève générale mercredi pour exiger la démission du président Jimmy Morales, fragilisé par des scandales d’argent sale, alors que le pays est déjà secoué par des manifestations.

Vendredi soir, la police guatémaltèque est intervenue à coups de gaz lacrymogène pour faire sortir du Parlement les députés qui y étaient retenus depuis sept heures par des milliers de manifestants bloquant les issues.

Ils protestaient contre deux réformes du code pénal qui assouplissaient les sanctions en cas de financement illégal des partis politiques.

Face aux manifestations et protestations depuis mercredi, le Parlement a finalement annoncé vendredi matin que ces textes étaient retirés.

Ces réformes, qui devaient encore être promulguées par le président Jimmy Morales, ont été classées et “ne reviendront plus jamais sur le tapis juridique”, a déclaré le président du Parlement, le député d’opposition Oscar Chinchilla.

Mercredi soir, 107 des 158 députés avaient voté en urgence une loi prévoyant que les secrétaires généraux des partis ne puissent pas être directement inquiétés en cas de délit de financement illégal.

Deux jours plus tôt, le Parlement avait rejeté la demande du Parquet et d’une commission anti-corruption de l’ONU (Cicig) de lever l’immunité du président Morales, afin qu’il soit jugé pour de possibles irrégularités dans le financement de sa campagne en 2015.

Le président Jimmy Morales était alors secrétaire général du parti FCN-Nacion (droite).

Ce pays est le théâtre d’une lutte de pouvoirs entre le président Morales et la Cicig.

Le 25 août, le Parquet guatémaltèque et la Cicig avaient demandé la levée de l’immunité du chef de l’Etat.

Furieux, Jimmy Morales avait réagi deux jours plus tard en accusant le chef de la Cicig, le Colombien Ivan Velasquez, de s’immiscer dans les affaires internes du pays et en ordonnant son expulsion immédiate.

Cette décision, qui a déclenché des manifestations hostiles de Guatémaltèques, a été finalement annulée par la Cour constitutionnelle.

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