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Madrid Barcelone dos à dos

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Des milliers de personnes sont descendues dans le centre de Barcelone pour protester contre des descentes de police.

La garde civile a en effet saisi en Catalogne près de dix millions de bulletins de vote qui devaient être utilisés pour le référendum d’autodétermination.

Un vote que les indépendantistes veulent organiser le 1er octobre.

Simultanément, des perquisitions ont été menées dans plusieurs bureaux de l’exécutif catalan à Barcelone. Treize personnes, dont le bras droit du vice-président Oriol Junqueras, ont été arrêtées.
La réaction de Carles Puigdemont le président de la généralité de Catalogne : “L‘état espagnol a suspendu de facto l’autonomie catalane et a appliqué de facto un état d’urgence. Les libertés ont été suspendues et réprimées.”

Devant les Cortes, le parlement espagnol, le Premier ministre Mariano Rajoy a répondu indirectement en rappelant l‘état de droit : “Le gouvernement accomplit ses devoirs et je dois dire que nous continuerons à le faire jusqu’au bout. C’est une opération qui a été menée à bien après une décision de justice et, tout démocrate, et je ne sais pas si vous l‘êtes, et je n’en ferai pas l‘étude, est dans l’obligation de suivre ce que lui dit un des trois pouvoirs de l’Etat.”

Ces perquisitions et arrestations interviennent après la multiplication de saisies de matériel électoral pour ce scrutin interdit par Madrid, qui le juge anticonstitutionnel.