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L'ONU au chevet de la Syrie

Les donateurs pour la Syrie se sont réunis en marge de l'Assemblée générale de l'ONU.

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L'ONU au chevet de la Syrie

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En marge de la 72e Assemblée générale de l’ONU, qui se tient cette semaine à New York, l’Union européenne a organisé une réunion sur la crise en Syrie.

Autour de la table, les représentants d’une cinquantaine de pays qui ont convenu de se retrouver à Bruxelles au printemps prochain pour une nouvelle Conférence des donateurs.

Une aide financière primordiale, tout comme un règlement pacifique du conflit, souligne l’envoyé spécial de l’ONU pour la Syrie.

Staffan De Mistura est l’envoyé spécial de l’ONU pour la Syrie : “Ce qui doit changer, c’est la volonté du gouvernement d’engager de véritables pourparlers. Jusqu‘à présent, nous avons parlé des préparatifs pour les négociations, mais maintenant qu’il n’y a plus de différents sur ce sujet, il est temps d‘évoquer l’aide pour la reconstruction de la Syrie. Pour tout cela, ce qui est nécessaire, c’est un processus politique.”

De nouvelles discussions doivent avoir lieu à Genève le mois prochain concernant le processus de transition politique.

Mais tout cela ne doit pas occulter les exactions commises en Syrie depuis 2011, tiennent à rappeler les représentants de la société civile.

Mohammad Al Abdallah dirige le Centre pour la justice et la responsabilité en Syrie (SJAC) : “L’un des défauts du processus politique, c’est que la priorité n’est pas donnée à la justice, à la mise en cause des responsables et aux réparations pour les victimes… Par exemple, Staffan De Mistura a lamentablement échoué à obtenir quoi que ce soit pour les détenus en Syrie.”

C’est d’ailleurs pour faciliter les enquêtes sur les violations du droit international en Syrie que l’ONU avait mis en place l’IIIM, le Mécanisme international, impartial et indépendant.

Michela Monte, envoyée spéciale d’Euronews : “Les pays qui ont participé à la réunion organisée par l’Union européenne ont réaffirmé leur engagement financier à hauteur de 5,6 milliards d’euros, comme convenu lors de la Conférence de Bruxelles. De son côté, l’IIIM a lui engrangé 2.5 millions d’euros grâce à l’engagement pris ici à New York par la Norvège.”