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Derniers meetings pour Martin Schulz

Après Berlin vendredi, le candidat du Parti social-démocrate, distancé dans les sondages, est attendu à Aix-la-Chapelle ce samedi, à la veille du scrutin législatif.

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Derniers meetings pour Martin Schulz

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La chancelière allemande Angela Merkel, favorite des élections, et son rival social-démocrate bouclent samedi dans leur fief respectif une campagne laborieuse, marquée sur la fin par une montée la droite nationaliste.

A la veille du scrutin législatif, la chancelière de 63 ans doit se rendre dans sa circonscription de la région du Mecklembourg-Poméranie, dans l’ex-RDA.

Son adversaire social-démocrate Martin Schulz, largement distancé dans les sondages, fera lui son dernier raout électoral à Aix-la-Chapelle (ouest), près de sa ville natale.

Avec un tiers d’indécis et l‘érosion du score des conservateurs dans les derniers sondages, l’ancien président du Parlement européen de 61 ans veut encore croire à sa chance. “Qui ne vote pas pour le SPD vote pour Merkel!“, a-t-il récemment lancé.

Ce vendredi, Martin Schulz était en meeting à Berlin. “_Ce sont les électeurs et pas les sondages qui auront le dernier mot. Je pense que le SPD a encore toutes ses chances et qu’il doit se battre. Dans le passé, les choses ont souvent changé vers la fin. Ça pourrait être le cas encore cette fois”, a déclaré l’un de ses partisans au micro d’Euronews.

En cas de nouvelle victoire d’Angela Merkel, la chancelière aura comme défi de former un gouvernement.

Elle a exclu de gouverner avec les deux partis aux extrêmes. L’option la plus simple sur le papier, et synonyme de continuité politique, serait de reconduire une grande coalition avec les sociaux-démocrates. Mais le SPD, en pleine crise existentielle, pourrait cette fois choisir de se ressourcer dans une cure d’opposition.

Autre possibilité pour la chancelière : une alliance avec le parti libéral FDP, en bonne voie de revenir au Bundestag après en avoir été éjecté en 2013, et les Verts. Une coalition à deux avec l’un de ces petits partis semble impossible au vu des sondages.

Les divergences entre écologistes et libéraux sur l’avenir du diesel ou l’immigration promettent toutefois d‘être très compliquées à gérer. Et le photogénique leader du FDP de 38 ans, Christian Lindner, —farouchement opposé, entre autres, aux propositions françaises de réformes de la zone euro— s’annonce comme un partenaire difficile pour Angela Merkel.

Avec agence (AFP)