DERNIERE MINUTE

Budget : "La France n’a pas vocation à être la lanterne rouge de l’Europe"

Inverser la courbe de la dépense publique tout en redonnant du pouvoir d'achat aux Français. C'est l'objectif du projet de budget 2018 dévoilé par le gouvernement français.

Vous lisez:

Budget : "La France n’a pas vocation à être la lanterne rouge de l’Europe"

Taille du texte Aa Aa

Le gouvernement français a dévoilé son projet de budget pour l’année 2018. Premier objectif : inverser la courbe de la dépense publique afin de rester dans les clous budgétaires européens, c’est-à-dire en-dessous des 3 % de déficit. Pour y parvenir, Paris prévoit de réaliser 16 milliards d’euros d‘économies l’année prochaine, soit moins que les 20 milliards annoncés jusqu’à présent.

“C’est la première fois depuis dix ans que les déficits publics de la France vont être en dessous des 3% de PIB qui sont la limite fixée par l’Union européenne (…) La France n’a pas vocation à être la lanterne rouge de l’Europe en matière de déficit et de dette”, a indiqué le ministre de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire.

Les coupes concerneront notamment les aides au logement ou encore la Fonction publique. Autre mesures envisagées pour gonfler les recettes de l’Etat : la hausse de la fiscalité énergétique.

L’autre objectif de ce projet de budget vise à redonner du pouvoir d’achat aux Français, en réduisant de 7 milliards d’euros les prélèvements obligatoires l’année prochaine :

80 % des ménages vont ainsi bénéficier d’une réduction progressive de la taxe d’habitation, jusqu‘à sa suppression en 2020.

Les employés du privé vont voir leur salaire augmenter, grâce à la baisse des cotisations sociales, qui sera toutefois compensée par une hausse de la la cotisation sociale généralisée (CSG).

Le gouvernement veut aussi donner un coup de pouce aux investisseurs et aux entreprises : l’impôt sur la fortune (ISF) est transformé en impôt sur la fortune immobilière (IFI), qui exempte les placements.

Enfin l’impôt sur les sociétés passe de 33 % à 28 %.

L’opposition n’a pas manqué de tacler le gouvernement. A gauche, on dénonce un budget d’austérité, en faveur des plus aisés, tandis qu‘à droite, le parti “Les Républicains” évoque un budget de “continuité”.


Avec AFP