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Catalogne: la police pointée du doigt

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Catalogne: la police pointée du doigt

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Ces images ont fait le tour du monde. Des membres de la Guardia civil en train de rentrer de force dans un bureau de vote de Gérone. C’est ici que Carles Puigdemont, le président de Généralité de Catalogne devait voter dimanche. Mais les policiers sont arrivés avant et ont confisqué les urnes.



À travers toute la Catalogne les interventions très musclées de la police nationale ont laissé des traces. Au moins 92 personnes ont été blessées dont deux gravement. Selon les chiffres des services d’urgence de Catalogne plus de 760 personnes ont été l’objet d’une assistance médicale.

Ces images de femmes, de jeunes, de familles molestées par la guardia civil ont été reprise en boucle à la télévision et sur les réseaux sociaux et ont suscité les réactions en Europe. Une publicité dont le gouvernement Rajoy se serait bien passé alors que le scrutin est souvent présenté comme l’un des plus grands défis de l‘état espagnol depuis la mort de Franco en 1975.
Selon La Vanguardia, ces scènes de violence entre citoyens et policiers auraient eu lieu dans plus de quarante endroits en Catalogne. En grande majorité à Barcelone et à Gérone mais également dans des communes de moindre importance de la région.


Côté gouvernement, le ministère de l’Intérieur a tout au long de la journée organisé la riposte par réseaux sociaux interposés, en postant des vidéos montrant des manifestants violents s’en prenant aux forces de l’ordre. 33 policiers auraient été blessés durant la journée.