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Qui était le tueur de Las Vegas

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Qui était le tueur de Las Vegas

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L’homme à l’origine du plus grand massacre de civils aux Etats-Unis n‘était apparemment pas un Américain tout à fait ordinaire.

Première certitude : Stephen Paddock, un ancien comptable à la retraite de 64 ans, n‘était pas dans les radars des forces de l’ordre. Certes, il avait eu maille à partir avec la justice il y a quelques années, mais pour des faits mineurs, selon la police.


Paddock vivait à Mesquite, une petite localité au nord-est de Las Vegas, à la frontière entre le Nevada et l’Arizona. Il habitait une résidence pour seniors de grand standing qui disposait notamment d’un golf.

Son frère, qui habite en Floride, l’a décrit lundi comme un flambeur, habitué des casinos de Vegas. Il y aurait un jour gagné 250 000 dollars. Paddock était apparemment un homme sans conviction religieuse particulière et qui… aimait les burritos.
Il avait une compagne, d’origine asiatique, qui aurait déjà été mise hors de cause.
Aurait-il pu se radicaliser et se convertir à l’islam comme l’a revendiqué lundi le groupe Etat islamique? La piste demeure peu crédible pour les enquêteurs.


Toujours selon le frère du tueur, ce dernier ne semblait pas souffrir de démence, ni être drogué ou alcoolique.
L’histoire du père a-t-elle déteint sur celle de son fils ? Toujours est-il que le géniteur de Stephen Paddock, aujourd’hui décédé, fut autrefois l’un des dix hommes les plus recherchés par le FBI pour braquage de banque. Quant à la mère du meurtrier, elle est toujours en vie. Nonagénaire, elle réside en Floride près de chez son deuxième fils.

La dernière fois que la famille a eu des nouvelles du tueur, c‘était en septembre dernier. Cinq jours après le passage de l’ouragan Irma qui avait touché la Floride, Stephen Paddock avait demandé à son frère par texto si tout le monde allait bien.

Stephen Paddock avait en tout cas un penchant certain pour les armes à feu. Il disposait d’un permis de chasse. Son frère savait qu’il possédait quelques armes de poing. Mais jamais il n’aurait pensé qu’il se servirait un jour d’une arme automatique pour tirer sur la foule.

Le meurtrier avait assurément prémédité son acte : la chambre d’hôtel qu’il occupait avait été louée depuis jeudi dernier. Et dans ses bagages on sait à présent ce qu’ils contenaient : des armes et des chargeurs.

Christophe Garach,
avec Agences