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La crise catalane préoccupe le Parlement européen

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Les députés européens devaient débattre mercredi après-midi en urgence de la situation en Catalogne au moment où la grave crise politique s’approfondit entre le gouvernement de Madrid et le président indépendantiste catalan Carles Puigdemont.

Ce débat à Strasbourg, prévu à 15H00 (13H00 GMT), comprendra une déclaration de Frans Timmermans, le vice-président de la Commission européenne — accusée d‘être restée trop longtemps silencieuse face à la crise catalane — et un tour de table des groupes politiques.

Dès mercredi matin, plusieurs eurodéputés ont déjà largement abordé la crise catalane lors d’un autre débat, consacré à la préparation du prochain sommet européen les 19 et 20 octobre à Bruxelles.

Cette crise, “bien plus que le Brexit, menace, peut mettre à mal l’esprit même de l’intégration européenne”, a ainsi estimé le chef de file des Verts au Parlement, Philippe Lamberts.

Plusieurs députés, écologistes ou d’extrême gauche, ont fustigé “la brutalité et les violences policières” en marge du scrutin dimanche, tandis que d’autres parlementaires réclamaient une médiation “internationale” avec “implication européenne”.

A l’inverse, un élu du parti Populaire de Mariano Rajoy a souligné que l’Espagne n’avait “pas besoin de tutelles” ni de “médiateur”.

“Décider si l’Espagne se fracture ou si elle reste unie est l’affaire de tous les Espagnols, et seulement des Espagnols”, a souligné cet eurodéputé, Esteban González Pons.

“Si aujourd’hui vous laissez la Catalogne briser l’unité de l’Espagne, cela déclenchera un effet domino sur tout le continent. Au lieu d’une Europe de 27, nous aurons une non-Europe de mini-Etats”, a-t-il ajouté.

Sur proposition de trois des principaux groupes politiques au Parlement – les conservateurs, les socialistes et les libéraux -, le débat de mercredi après-midi aura pour thème “Constitution, Etat de droit et droits fondamentaux en Espagne, à la lumière des récents événements en Catalogne”.

Cet intitulé a été préféré à un thème plus critique envers Madrid qu’avaient proposé les Verts: “Violences policières contre des citoyens pacifiques en Catalogne”.

La décision du Parlement européen de bousculer son ordre du jour de cette semaine survient alors que la Commission européenne est prudemment sortie lundi de sa réserve, au lendemain du référendum d’autodétermination, interdit par Madrid, en Catalogne.

Tout en rappelant que le référendum n‘était “pas légal” au regard de la Constitution espagnole, son porte-parole, Margaritis Schinas, a souligné que “la violence ne peut jamais être un instrument en politique”. “Nous appelons tous les acteurs pertinents à passer rapidement de la confrontation au dialogue”, a-t-il prôné.

“J’attends de la Commission européenne qu’elle soit claire sur trois choses: la démocratie et l‘état de droit, pas de médiation (internationale) et nécessité d’un dialogue à l’intérieur du cadre légal”, a expliqué à des journalistes une source gouvernementale espagnole avant le débat.

“Je suis confiant que la Commission défendra les valeurs européennes fondamentales qui sont en grand danger dans certaines parties de l’Espagne”, a ajouté la même source.

Le président catalan, Carles Puigdemont, doit prononcer un discours mercredi à 21H00 (19H00 GMT). M. Puigdemont a déjà dit que son gouvernement s’apprêtait à déclarer l’indépendance “à la fin de la semaine ou au début de la semaine prochaine”.

De son côté, le roi Felipe VI a accusé le gouvernement régional catalan d’avoir bafoué “de façon répétée (…) et délibérée” la Constitution et de “mettre en danger la stabilité” de la Catalogne et de toute l’Espagne.

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