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Législatives au Japon: ouverture de la campagne, Koike attaque Abe

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Législatives au Japon: ouverture de la campagne, Koike attaque Abe

Législatives au Japon: ouverture de la campagne, Koike attaque Abe
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C’est par une attaque envers le Premier ministre Shinzo Abe que la gouverneure de Tokyo, Yuriko Koike, a inauguré mardi l’ouverture officielle de la campagne électorale pour les législatives anticipées du 22 octobre au Japon.

Le chef du gouvernement conservateur Abe, 63 ans, qui a lui-même décidé de convoquer les électeurs dans les bureaux de vote un an avant l‘échéance du mandat des députés, est confronté à un défi inattendu de la part de la médiatique Mme Koike.

Cette dernière a créé et pris la tête du Parti de l’Espoir (droite), quelques jours seulement avant la dissolution de la chambre basse du Parlement le 28 septembre. Elle a ainsi bousculé le Parti libéral-démocrate (PLD) de Shinzo Abe et donné le coup de grâce au Parti Démocrate (centre gauche) qui était déjà bien affaibli.

S’adressant mardi matin à des centaines de passants à proximité d’une importante gare de Tokyo, l’ex-présentatrice de TV, âgée de 65 ans, a appelé à “mettre fin à la politique d’Abe”, non sans faire allusion aux scandales qui ont récemment touché le Premier ministre et son entourage.

La campagne de 12 jours, qui ouvre officiellement ce mardi, date limite de dépôt des candidatures, se déroulera autour de plusieurs grands thèmes dont l‘économie japonaise, avec un débat sur la pertinence de l’augmentation de la taxe sur la consommation, l’attitude à adopter face à la menace que représente la Corée du Nord, l’arrêt des centrales nucléaires ou encore la réforme de la Constitution japonaise jamais amendée en 70 ans.

M. Abe, revenu au pouvoir fin 2012, a construit sa stratégie sur sa politique de relance économique abenomics, promettant alors d’en finir avec la déflation. Mais près de cinq ans plus tard, les effets bénéfiques espérés restent jugés insuffisants et peu perçus par le grand public.

Mais si M. Abe a choisi d’en appeler de nouveau aux électeurs sans ouvrir comme prévu la session parlementaire extraordinaire, c’est, affirment ses détracteurs, pour éviter les questions de l’opposition sur les accusations de favoritisme envers des amis dont il a fait l’objet et qui ont un temps fait chuter la cote de son gouvernement.

Il a profité, pour décider de ces élections, d’un regain de popularité grâce à un remaniement ministériel et à sa fermeté envers la Corée du Nord.

Pour nombre d’analyste, le scrutin qui doit permettre d‘élire 465 députés dans moins de deux semaines risque in fine d‘être un référendum pour ou contre M. Abe.

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