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30 ans après la mort de Sankara, la soif de justice au Burkina Faso

Ses partisans réclament que les assassins du "Che" africain soient enfin identifiés

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30 ans après la mort de Sankara, la soif de justice au Burkina Faso

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Trentre ans après sa mort, son portrait est toujours brandi avec fierté par ses partisans, mais les circonstances de son assassinat restent troubles. Thomas Sankara – le révolutionnaire qui dirigea le Burkina Faso entre 1983 et 1987 – déplace encore les foules, auréolé de sa probité et de son combat en faveur des plus faibles dans une Afrique en mal d‘équité.

Ses héritiers réclament deux choses : un mémorial et que justice soit faite. Pour le mémorial, une collecte de fonds est en cours, Le corps du héros repose dans une tombe anonyme à Ouagadougou, et il n’est d’ailleurs pas certain qu’il s’agisse bien de sa dépouille. Pour la justice, la famille espère le dénouement proche. Sankara avait été assassiné dans son bureau en 1987, et si son ancien compagnon d’armes Blaise Campaoré – qui pris le pouvoir après sa mort – est tenu pour responsable, les exécutants n’ont jamais été identifiés. Pour l’avocat de la famille, la France, ancienne puissance coloniale, a aussi une part de responsabilité. Benewende Sankara compte sur la ténacité des magistrats en charge du dossier.

“Il y a des expertistes qui ont été menées, il y a eu une autopsie, il y a eu la balistique, il y a eu la recherche de l’ADN. Et au regard de tous ces éléments-là, je peux dire sans risque de me tromper que le juge d’instruction a entre ses mains suffisamment de charges”, assure-t-il.

30 ans après la mort de Sankara et deux ans après la chute de Campaoré, le legs du “Che Guevara” africain reste vivace dans une société burkinabée qui a soif de vérité.