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Référendum : la Lombardie veut plus d'autonomie

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Référendum : la Lombardie veut plus d'autonomie

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La Lombardie et la Vénétie organisent dimanche un référendum pour demander à Rome plus d’autonomie et davantage de compétences, notamment dans les infrstructures. L’objectif est aussi d’obtenir plus de ressources, en récupérant environ la moitié du solde fiscal actuel.

Notre journaliste Paola Cavadi s’est rendue au Nord de Milan, dans la province de la Brianza. Cette zone de petites et moyennes entreprises est l’une des plus importantes zones de production d’Europe. Elle est ensuite allée à Canzo, une commune de 5.000 habitants dans la province de Côme. Là, nombre d’Italiens sont favorables à ce référendum pour des raisons économiques.

“L’argent que l’on gagne ici en Lombardie, on ne prétend pas qu’il doit rester entièrement ici, mais la majorité d’entre nous préfèrerait qu’il y reste”, explique une femme. “S’ils veulent plus d’autonomie, ils doivent aller voir le gouvernement et s’asseoir avec eux à la table des négociations. Le référendum ne sert strictement à rien”, estime un homme.

Trafilspec est une enetreprise spécialisée dans la production de composants en acier pour le secteur automobile. 4 entrepôts, 100 employés, 55 millions d’euros de chiffres d’affaires annuel, l’entreprise a du mal à être sur le marché. Paola Cavadi a rencontré son PDG, Fabrizio Ricco. “Malheureusement, aujourd’hui en Italie le prix de l‘électricité est impacté de manière très importante par des taxes. Mon concurrent allemand dépense moins de la moitié que moi dans ce domaine. Je voterai parce que je pense que ce réferendum est très important; et selon moi, plus d’autonomie permettrait à la Lombardie et la Vénétie mais aussi à d’autres régions, d’acquérir la maturité dans leurs décisions sur la manière d’investir leurs ressources”, explique-t-il.

“Ceux qui ont souhaité ce référendum, comme le président de région Roberto Maroni, membre de la Ligue du Nord , espèrent pouvoir un jour retenir sur le territoire au moins une partie des 54 milliards d’euros d’impôts que la Lombardie transfère au gouvernement central sans recevoir aucun avantage”, conclue Paola Cavadi.