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Au Brésil, le cruel retour dans la pauvreté

Depuis 2016, autour de trois millions de Brésiliens sont retombés sous le seuil de 140 Reais par mois (36 euros).

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Au Brésil, le cruel retour dans la pauvreté

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Entre 2004 et 2014, près de 30 millions de Brésiliens sont sortis de la pauvreté d’après la Banque Mondiale, qui montrait le pays en exemple. Mais depuis 2016, autour de trois millions d’entre eux sont retombés sous le seuil de 140 Reais par mois (36 euros).

Leticia Miranda est une de ces personnes. La jeune femme a été forcée de s’installer dans un bâtiment abandonné en périphérie de Rio de Janeiro quand elle a perdu son emploi.

J’avais une vie magnifique. Je suis arrivée ici et il n’y a plus que de la tristesse. Je travaillais, ma voisine était une bonne collègue de travail. Elle a été licenciée, puis on m’a licenciée aussi. Elle savait que j‘étais locataire et que sans mon travail, je n’avais plus de quoi payer mon loyer. Donc elle m’a invité à habiter dans cet immeuble abandonné“ se souvient Leticia.

Le Brésil, qui se remet à peine d’une récession sans précédent, subit de plein fouet le gel des dépenses publiques et les coupes dans les aides aux plus pauvres.

“_Quand vous donnez des ressources à des gens qui ont un revenu si faible, cela a un impact exponentiel, cela crée des emplois et dynamise l’activité économique, sutout en périphérie des villes et dans les régions rurales.
A l’inverse si vous mettez fin à ces programmes, cela va aggraver la récession dans les zones socialement fragiles_” explique Daniel Sousa, professeur d‘économie à l’université Ibmec.

Le taux de chômage au Brésil était de 4% en 2004. Il frôle aujourd’hui 13 %. Ces dernières années, la population de rue aurait doublé voire triplé dans les grandes villes, selon Libération.