DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

Rohingyas: Washington annonce des mesures punitives contre l'armée birmane

Vous lisez:

Rohingyas: Washington annonce des mesures punitives contre l'armée birmane

Rohingyas: Washington annonce des mesures punitives contre l'armée birmane
Taille du texte Aa Aa

Les Etats-Unis ont annoncé lundi réduire encore davantage leur aide aux unités birmanes et aux officiers impliqués dans les violences contre la communauté musulmane des Rohingyas, à l’origine d’un exode massif.

“Nous exprimons notre plus grande inquiétude face aux récents événements dans l’Etat Rakhine et aux violents abus traumatisants que les Rohingyas et d’autres communautés ont endurés”, a déclaré dans un communiqué la porte-parole du département d’Etat, Heather Nauert, annonçant une série de mesures punitives.

“Il est impératif que toute personne ou entité responsable d’atrocités, y compris les acteurs non-gouvernementaux et les justiciers, soit tenue responsable”, assure la porte-parole, annonçant de nouvelles mesures “en plus des restrictions existantes” vis-à-vis des forces armées birmanes et de l’embargo américain “de longue date sur toutes les ventes de matériel militaire”.

Parmi ces mesures, la suspension de l’examen des dispenses de voyage pour les hauts responsables militaires birmans et l’annulation des invitations faites aux hauts responsables des forces de sécurité birmanes pour assister à des manifestations parrainées par les Etats-Unis.

Les Etats-Unis ont aussi annoncé étudier la mise en place de “mesures économiques ciblées” contre des individus liés aux “atrocités”.

Dans un post sur facebook, le chef de l’armée birmane, le général Min Aung Hlaing, a réagi mardi en dénonçant “les déclarations biaisées et les accusations contre la Birmanie et ses forces de sécurité”, les jugeant “complètement fausses”.

Les chefs de l’armée birmane sont “responsables” de la crise de la minorité musulmane des Rohingyas, avait déclaré mercredi dernier le secrétaire d’Etat américain Rex Tillerson.

D’après les derniers chiffres des Nations unies, plus de 580.000 musulmans rohingyas ont fui la Birmanie depuis le 25 août, pour se réfugier au Bangladesh voisin. Cette crise a débuté quand des rebelles rohingyas, dénonçant les mauvais traitements subis par leur minorité en Birmanie, ont attaqué des postes de police fin août, entraînant une répression sévère de l’armée.

Tous droits de reproduction et de représentation réservés. © 2018 - Agence France-Presse.
+Voir plus
Tous droits de reproduction et de représentation réservés.© 2018 - Agence France-Presse. Toutes les informations (texte, photo, vidéo, infographie fixe ou animée, contenu sonore ou multimédia) reproduites dans cette rubrique (ou sur cette page selon le cas) sont protégées par la législation en vigueur sur les droits de propriété intellectuelle. Par conséquent, toute reproduction, représentation, modification, traduction, exploitation commerciale ou réutilisation de quelque manière que ce soit est interdite sans l’accord préalable écrit de l’AFP, à l’exception de l’usage non commercial personnel. L’AFP ne pourra être tenue pour responsable des retards, erreurs, omissions qui ne peuvent être exclus dans le domaine des informations de presse, ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations. AFP et son logo sont des marques déposées.