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Rugby: Laporte et Novès sur le même bateau, sans ramer de concert

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Rugby: Laporte et Novès sur le même bateau, sans ramer de concert

Rugby: Laporte et Novès sur le même bateau, sans ramer de concert
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Le cap est fixé, mais les remous sont nombreux… Le président de la Fédération (FFR), Bernard Laporte, et le sélectionneur Guy Novès, multiplient les points de friction alors qu’ils oeuvrent au redressement du XV de France.

Cela fait moins d’un an que deux des plus beaux palmarès du rugby français comme entraîneurs cohabitent, depuis l‘élection de Laporte à la tête de la FFR, le 3 décembre 2016. Mais d’innombrables passes d’armes à fleurets plus ou moins mouchetés les opposent alors que se profilent les tests d’automne (11-25 novembre), les premiers de Novès sous le patronage de Laporte, qui ne l’a pas choisi.

Novès avait déjà vécu en juin en Afrique du Sud sa première tournée estivale de l‘ère Laporte. Où le président, après la déroute du premier test, avait tancé dans la presse les internationaux, avant d’entreprendre un aller-retour express à Durban pour leur rappeler leurs devoirs. Un message doublé par celui du numéro 2 de la FFR, Serge Simon, dans le vestiaire.

“Bernard et d’autres ont une communication différente de la mienne. Ils ont leurs idées, ça les regarde. Cela ne veut pas dire que je suis tout le temps OK avec ça, c’est sûr”, a commenté lundi Guy Novès dans les colonnes du Parisien.

Le sélectionneur a vu également Laporte, qui a fait du redressement du XV de France l’une des priorités, fixer publiquement l’objectif de remporter trois des quatre tests d’automne programmés face aux All Blacks (2), à l’Afrique du Sud et au Japon.

- Deux couleuvres avalées –

Le président a également exprimé sa volonté de voir de nouveaux visages après le calamiteux voyage en Afrique du Sud (trois lourdes défaites), tout en se défendant de la moindre ingérence: “Je ne veux pas les influencer (les entraîneurs) mais j’ai le droit d’exprimer ce que je pense” a-t-il ainsi déclaré lundi à RMC Sports, à deux jours de l’annonce du groupe retenu pour les matches de novembre.

“Personne ne m’impose rien du tout. Pour m’imposer quoi que ce soit, il faudra se lever de bonne heure. Mais on discute, il (Laporte) me donne son avis. C’est normal: tout le monde n’a pas son expérience” a estimé de son côté Novès. Le sélectionneur assure qu’il comptait de toute façon faire souffler un vent de fraîcheur cet automne, à rebours de la politique de continuité qu’il prônait depuis son arrivée, fin 2015.

L’ancien manager du Stade Toulousain a en revanche été forcé, à la demande du duo Laporte-Simon, d’ouvrir grand les portes du XV de France.

Alors qu’il refusait, depuis sa prise de fonction, que les joueurs soient “les représentants commerciaux du rugby français”, il a dû plier cet automne devant la volonté fédérale d’offrir davantage d’exposition aux Bleus. Ces derniers seront plus disponibles pour les partenaires (campagnes publicitaires, déjeuners) et les médias (plus de points presse, avec plus de joueurs).

“Ce que j’aurais préféré, c’est ce que j’avais mis en place. L‘équipe de France n‘était pas fermée! (…) J’ai accepté un certain nombre de règles mais dire que c’est ça qui va améliorer l‘équipe de France, je n’en suis pas certain”, a grincé Novès.

Et si Laporte et Novès étaient sur la même longue pour transformer les Barbarians en véritable équipe de France A, le sélectionneur a dû avaler une autre couleuvre: le deuxième match face aux All Blacks, le 14 novembre à Lyon — trois jours après le premier — qu’on lui a, a-t-il ironisé, “gentiment proposé”.

Pour faire rentrer de l’argent dans les caisses de la Fédération, il existe un autre moyen, sur lequel se rejoignent Novès et Laporte: que les Bleus retrouvent leur rang.

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