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Rugby: quand Bayonne fait flop en Pro D2

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Rugby: quand Bayonne fait flop en Pro D2

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Après le Top, le flop. Relégué de l‘élite au printemps avec l’ambition de vite y retourner, l’Aviron semble en perdition au tiers de la Pro D2 avant la venue vendredi d’Angoulême dans un Jean-Dauger qui gronde.

Cette entame catastrophique, peu l’ont vu venir sur les bords de la Nive, restés inconsciemment sur l’image de la dernière descente en 2015 des ciel et blanc remontés illico la saison suivante en Top 14.

Depuis le mois d’août, les Bayonnais chapeautés désormais par l’ancien sélectionneur Pierre Berbizier sont plutôt dans la continuité de leur dernier exercice, vécu au rythme de déculottées hebdomadaires et achevé en dernière position.

Avant de recevoir Soyaux-Angoulême, vendredi, dans une affiche encore improbable il y a quelques années, l’Aviron compte déjà six défaites en neuf journées, campe à une peu glorieuse 14e place (14 points), juste devant les deux clubs audois relégables, Narbonne (12 pts) et Carcassonne (11 pts).

- Objectif inchangé –

Bien loin d’une des six premières places visées cet été afin de participer aux phases finales. Malgré la morosité ambiante, la direction reste positive. “On n’a pas le moindre doute: on se maintiendra cette année, affirme le co-président Christian Devèze. On continue de regarder vers le haut, vers la qualification”.

Arrivé cet été au poste d’entraîneur des avants, Joël Rey comprend ce positionnement présidentiel. Mais la situation actuelle le pousse à plus de pragmatisme. “Ils nous ont fixé un objectif atteignable mais chaque chose en son temps. Sortons d’abord du fond du classement, assurons notre maintien rapidement et après, on pourra passer à autre chose”, indique l’ancien technicien palois.

Comment le deuxième budget de la division (11 millions d’euros), candidat évident à la remontée, peut-il se retrouver en si mauvaise posture ?

La saison dernière a laissé des traces: jamais une équipe de Top 14 n’avait encaissé autant de points (905). L’Aviron est reparti sur les mêmes bases puisqu’il présente encore la défense la plus poreuse de Pro D2 avec déjà 286 points et 33 essais concédés, soit 3,67 par match.

“Mentalement, on est fébriles, admet Joël Rey. Il suffirait d’un rebond favorable ou d’un ballon porté qui avance pour nous redonner le moral”.

- Entre huées et blessés –

Au niveau de l’effectif, malgré 18 départs dont quelques cadres (Monribot, Lovobalavu, Chouzenoux, Le Bourhis…) durant l’intersaison, Bayonne continue de s’appuyer sur une ossature de joueurs d’expérience (Iguiniz, Bustos Moyano, Arganèse, Willie du Plessis, Van Lill, Rouet…) qui étaient pour la plupart de la remontée en 2016.

Problème, leur rendement est insuffisant depuis la reprise et la qualité de jeu s’en ressent notamment à domicile où l’Aviron compte déjà deux revers, provoquant sifflets frondeurs, voire désaffection de son propre public.

On attendait aussi beaucoup plus des recrues (Battut, Davis, Orlandi, Robinson, Rawaca) qui peinent elles aussi à relever le niveau. Et comme un malheur arrive toujours accompagné, l’infirmerie ne désemplit pas depuis juillet.

Jané, Ayarza, Battut, Van Lill, Graham, Lacroix, Lagarde et Mamao étaient encore indisponibles cette semaine, tout comme le capitaine argentin et buteur, Martin Bustos Moyano, incertain pour vendredi.

“On est plus dans le doute que malades, pense Joël Rey. Toutes les équipes ont un coup de moins bien dans une saison. J’espère qu’on a vécu le nôtre en ce début de saison”.

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