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Violents combats dans le nord de l'Irak entre forces gouvernementales et kurdes

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Violents combats dans le nord de l'Irak entre forces gouvernementales et kurdes

Violents combats dans le nord de l'Irak entre forces gouvernementales et kurdes
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Des combats à l’artillerie lourde opposaient jeudi combattants kurdes et forces gouvernementales dans le nord de l’Irak, en direction d’un poste-frontière vers la Turquie sur le tracé d’un important oléoduc, selon un correspondant de l’AFP sur place.

Les combattants kurdes, les peshmergas, tiraient des obus de mortier et utilisaient des missiles anti-chars téléguidés, opposant une forte résistance à l’avancée des troupes fédérales et paramilitaires irakiennes.

Depuis le 16 octobre, celles-ci ont repris aux Kurdes la totalité de la riche province pétrolière de Kirkouk, au nord de Bagdad, ainsi que des villes et régions de la province multicommunautaire de Ninive, le long de la frontière avec la Turquie.

Jeudi matin, les blindés irakiens sont partis de Zoummar, une région pétrolière au nord-ouest de Mossoul et ont repris le contrôle de certains villages, en progressant sur des pistes poussiéreuses. Dans d’autres villages, des combats rapprochés ont eu lieu.

A l’aube, la plus haute instance de défense du Kurdistan a affirmé que “les forces irakiennes et les Unités de mobilisation populaire (Hachd al-Chaabi) soutenues par l’Iran bombardent à l’artillerie lourde les peshmergas sur le front de Zoummar” et “avancent en direction de leurs positions.

Il s’agit pour Bagdad de sécuriser l’oléoduc menant au port turc de Ceyhan en prenant notamment Fishkhabour, un poste-frontière avec la Turquie situé à l’extrémité de la province de Dohouk qui constitue, avec celles d’Erbil et de Souleimaniyeh, la région autonome du Kurdistan.

Le pouvoir central à Bagdad et le Kurdistan sont en crise ouverte depuis la tenue il y a un mois d’un référendum d’indépendance kurde. Le Kurdistan a fait mercredi un pas en arrière pour tenter d’apaiser les tensions, se disant prêt à “geler les résultats” de sa consultation, où le “oui” l’a largement emporté.

Mais M. Abadi a opposé une fin de non-recevoir disant qu’il “acceptera uniquement l’annulation du référendum et le respect de la constitution”.

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