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Casse-tête politique en vue en Islande

Aucun parti n'a obtenu la majorité à l'issue des législatives. L'an dernier, la formation d'une coalition avait pris trois mois.

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Casse-tête politique en vue en Islande

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Difficile de savoir qui va gouverner l’Islande à l’issue des élections législatives.

Le parti des Indépendants – conservateur – du Premier ministre sortant, Bjarni Benediktsson et le mouvement Gauche-Verts de Katrin Kajobsdottir sont au coude à coude.

16 sièges pour l’un, 11 pour l’autre alors que la majorité au parlement islandais est à 32 sièges.

C’est donc au président, Gudni Johannesson, de décider à qui confier la tâche de former un gouvernement. Il reçoit ce lundi les chefs des huit formations politiques qui ont obtenu au moins 5% des votes lors de ce scrutin à un tour.

Sigmundur David Gunnlaugsson sera l’un d’eux. Le parti progressiste a obtenu 7 sièges mais l’ancien Premier ministre a peu de chances de revenir aux commandes, lui qui avait démissionné en 2016 après avoir été cité dans les Panama Papers.

Bjarni Benediktsson a, lui aussi, été cité dans les Panama Papers et accusé dans des enquêtes de presse d’avoir vendu des actifs à la veille de la crise de 2008 dans des circonstances douteuses. Elu Premier ministre en janvier 2017, il a vu sa coalition tomber au bout de neuf mois après le retrait d’un petit parti, qu’il a accusé d’avoir couvert son père dans un sordide imbroglio judiciaire.

Face à lui, Katrin Jakobsdottir fédère une partie du mouvement anti-establishment, bien qu’elle ait été ministre de 2009 à 2013.
Femme de gauche à la réputation de probité, cette ancienne journaliste de 41 ans jouit d’une grande popularité. Près d’un Islandais sur deux souhaite qu’elle soit Première ministre.

La dispersion des suffrages rend l‘équation d’une coalition difficile à résoudre, d’autant que les deux partis arrivés en tête sont politiquement aux antipodes.

L’an dernier, il avait fallu trois mois aux formations du pays pour trouver un accord.

C’est la quatrième fois que l’Islande renouvelle son parlement depuis la crise économique de 2008.

Avec AFP.