DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

E. Macron rassure la CEDH sur sa loi antiterroriste

Face aux juges, le président français a défendu le texte qui prend ce mercredi le relai de l'état d'urgence en France.

Vous lisez:

E. Macron rassure la CEDH sur sa loi antiterroriste

Taille du texte Aa Aa

Il est le premier président français à s’exprimer devant la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH). Emmanuel Macron a défendu la loi antiterroriste, qui prend ce mercredi le relai de l’état d’urgence en France.

Emmanuel Macron assure que le texte, qualifié de liberticide par ses détracteurs, respecte la Convention européenne, à laquelle il a souligné son attachement.

L’Europe, doit s’honorer d’avoir créé une instance supranationale chargée de faire respecter les droits de l’homme, c’est un édifice que nous devons léguer intact aux générations suivantes et que nous devons adapter aux générations futures“, a déclaré Emmanuel Macron.

Le dirigeant français a rappelé que la loi serait évaluée dans deux ans et modifiée si nécessaire.

Signée de sa main lundi, la loi antiterroriste vise à tourner la page de deux années de régime d’exception, mais de nombreux magistrats et défenseurs des libertés y voient au contraire l’intégration de l’état d’urgence à la loi du quotidien.

Parfois âprement débattue à l’Assemblée nationale, cet été, la loi confie aux préfets le pouvoir d’instaurer des périmètres de sécurité lors de manifestations culturelles et sportives et de décider des assignations à résidence, qui seront moins strictes que sous l‘état d’urgence (elles pourront être limitées à une zone définie pour permettre à la personne visée de continuer à travailler).

Les préfets, nommés par le président de la République, peuvent aussi fermer un lieu de culte où se diffuseraient des idées incitant au terrorisme ou effectuer des contrôles d’identité près des frontières et des gares ou aéroports.

En revanche, les perquisitions administratives – pudiquement renommées “visites domiciliaires” – seront désormais déclenchées par les juges des libertés.

Le gouvernement, à l’instar du ministre de l’Intérieur Gérard Collomb, assure avoir ainsi trouvé “l‘équilibre entre liberté et sécurité“.