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The Brief: les coulisses de la conférence de Puigdemont à Bruxelles

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The Brief: les coulisses de la conférence de Puigdemont à Bruxelles

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Le Brief a suivi la conférence de presse du leader catalan déchu à Bruxelles. Un discours tenu dans une petite salle de presse bondée. A l’issue de la conférence de Puigdemont, c’est la cohue, les questions fusent. L’ancien leader catalan sélectionne soigneusement ses interlocuteurs et refuse de répondre aux journalistes espagnols.

“C’est toujours gênant de revendiquer la liberté d’expression et de ne pas donner la possibilité de poser une question”, analyse Jurek Kuczkiewicz, journaliste au quotidien belge Le Soir. “C’est aussi de la liberté d’expression de laisser poser des questions à la presse espagnole. Ca m’a choqué!”

Selon la presse espagnole, la présence de Carles Puigdemont dans la capitale de l’Europe est une stratégie pour donner une dimension internationale au conflit catalan.

“Malgré le refus des institutions européennes de rencontrer les catalans, Puigdemont compte rester ici jusqu‘à ce qu’il obtienne des garanties”, résume Griselda Pastor, journaliste espagnole pour Cadena SER. “Cela veut dire que le gouvernement espagnol va devoir prendre des mesures pour obtenir son extradition”.

L’arrivée de Puigdemont occasionne des dommages collatéraux au sein du gouvernement belge. Elle réveille les volontés séparatistes de certains partis flamands, c’est le cas de ce représentant du parti d’extrême droite Vlaams Belang.

“Je pense que ça peut devenir un problème pour le gouvernement belge parce que les indépendantistes du parti NVA sont dans ce gouvernement”, déclare le président du Vlaams Belang, Tom Van Grieken. “Ils ont fait des déclarations fortes sur l’indépendance et la reconnaissance de l’indépendance de la Catalogne. Fini de tergiverser, maintenant il faut passer aux actes et être le premier pays à reconnaître l’indépendance de la Catalogne”.

Mais le doute sur les intentions de Puigdemont plane toujours. Il ne demande pas l’asile politique mais il reste en Belgique. Il refuse de démissionner mais il accepte la tenue de nouvelles élections.

Dans le reste de l’actualité européenn, en voyage à Helsinki, la Commissaire européenne à la Justice, Věra Jourová, a mis en garde les Etats qui recevoient des subsides sans rendre de comptes: “J’estime qu’on doit s’assurer que l’argent européen est protégé. C’est pour cette raison qu’il faudrait créer un lien plus fort entre l’Etat de droit et les fonds de cohésion. Les pays dont nous doutons de la bonne application de la loi devraient être surveillés de près”.

Enfin, selon la Banque d’Angleterre, le Brexit risque de causer la perte de 75.000 emplois liés au secteur financier dans l’année qui suivra son départ. Mais ce n’est pas l’avis de Michael Hewson, analyste financier: “Je pense que la City de Londre va garder son statut de capitale mondiale de la finance quelque soit l’issue du Brexit. Personne ne veut d’un Brexit dur. Au final, je pense que la Banque d’Angleterre a voulu imaginer le pire scénario. Mais je serais curieux de savoir comment ils ont trouvé ce chiffre”.