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GB: un ministre accusé de harcèlement sexuel, May réunit les chefs de partis

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GB: un ministre accusé de harcèlement sexuel, May réunit les chefs de partis

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La Première ministre britannique, Theresa May, a invité mercredi les chefs de partis à discuter lundi de la question du harcèlement sexuel au parlement, au moment où un de ses plus proches alliés est accusé de harcèlement sexuel.

Theresa May a déclaré à la Chambre des communes que les membres de tous les partis politiques étaient “profondément préoccupés” par les accusations d’abus qui ont secoué Westminster ces derniers jours, impliquant souvent des députés et de jeunes membres du personnel.

“J’ai écrit à tous les chefs de partis pour les convier à une réunion au début de la semaine prochaine afin que nous discutions d’une procédure de plainte commune, transparente, et indépendante pour tous ceux qui travaillent au parlement”, a déclaré la cheffe du Parti conservateur.

“Nous avons le devoir de nous assurer que tous ceux qui viennent ici pour contribuer à la vie publique soient traités avec respect”, a-t-elle déclaré.

Le vice-Premier ministre britannique, Damian Green, un proche allié de May, est accusé de harcèlement sexuel par une ancienne militante du Parti conservateur, Kate Maltby, des accusations qu’il réfute.

Kate Maltby, aujourd’hui écrivain, l’accuse d’avoir posé sa main sur son genou lors d’un rendez-vous dans un pub en 2015, et de lui avoir envoyé un SMS “suggestif”.

“Je doute que vous puissiez avoir une quelconque idée de combien je me suis sentie mal, embarrassée, et compromise sur le plan professionnel. Peut-être que vous n’avez même pas pensé que vous faisiez quelque chose de mal. Et c’est ça le problème”, a écrit Kate Maltby dans une tribune publiée par le quotidien The Times.

M. Green a réfuté ces accusations. “Dire que j’ai fait des avances à caractère sexuel à Mme Maltby est complètement faux. Ces allégations mensongères sont pour moi un choc et sont profondément blessantes, particulièrement de la part de quelqu’un que je considérais comme une amie”, a-t-il déclaré.

En réaction, Theresa May, proche de M. Green depuis ses années étudiantes, a demandé l’ouverture d’une enquête pour établir la véracité des faits.

Damian Green est l’homme politique le plus éminent à être touché par une vague d’accusations sur des faits de harcèlement sexuel qui secoue le monde politique britannique dans la lignée du scandale Weinstein.

Une autre militante, Bex Bailey, membre du Parti travailliste, a déclaré avoir été victime d’un viol par un autre membre du parti, plus âgé et plus expérimenté qu’elle, lors d’un événement organisé par sa famille politique en 2011, alors qu’elle avait 19 ans.

“J‘étais effrayée, honteuse et je ne voulais pas que les gens le sachent. J‘étais aussi inquiète de ne pas être écoutée si j’en parlais”, a-t-elle déclaré à la radio BBC 4, expliquant pourquoi elle n’avait pas porté plainte à l‘époque. “Ça m’a pris du temps pour trouver le courage d’en parler à un membre du parti. Mais quand je l’ai fait, auprès d’un supérieur, on m’a suggéré de ne pas l‘évoquer”.

Un porte-parole du Labour a indiqué que le parti prenait “extrêmement au sérieux” cette accusation, et avait lancé une enquête interne, tout en demandant à la police de se pencher l’affaire.

Le leader du parti, Jeremy Corbyn, a félicité Bex Bailey d’avoir eu “l’immense courage de faire publiquement état de ce qui lui est arrivé”.

“Il n’y aura aucune tolérance au sein du Parti travailliste pour le sexisme, le harcèlement ou les abus de toutes sortes. Nous sommes déterminés à les éradiquer quoi qu’il en coûte”, a-t-il ajouté.

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