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Indépendance de la Catalogne : les Espagnols restent divisés

A Madrid comme ailleurs dans le pays, le sujet ne fait pas l'unanimité.

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Indépendance de la Catalogne : les Espagnols restent divisés

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L’indépendance de la Catalogne, sujet majeur de préoccupation pour les Espagnols ?

Pas vraiment, si l’on se fie aux dernières études d’opinion.

Il s’agirait seulement du neuvième problème soulevé par les personnes interrogées.

La question n’en divise pas moins la population, comme nous avons pu le constater dans les rues de Madrid.

“J’ai remarqué que certains clients refusaient de m’acheter des produits catalans” affirme cet homme.

“Je suis complètement ouverte au dialogue, et je sais que quand je dis ça, ceux qui sont d’un côté ou de l’autre se sentent mal à l’aise” lui répond cette jeune femme.

“Dans mon cas”, ajoute notre premier témoin, “il n’y a aucun rejet. Je pense qu’il y a beaucoup de gens qui se sentent espagnols, mais à la fin, tout est une question de dialogue. Il faut parler dans le cadre de la légalité.”

“Peut-être”, précise la jeune femme, “que je voudrais aussi l’indépendance. Je crois que si j‘étais catalane, c’est ce que je voudrais. En tous cas, je les comprends, vraiment.”

D’ailleurs, selon un sondage effectué par le journal El Mundo, 57% des Espagnols se disent favorables aux référendums d’autodétermination.

Ecrivain et correspondant du New York Times en Espagne depuis sept ans, Raphael Minder nous livre son ressenti.

Raphael Minder, auteur de “The struggle for Catalonia” : “J’ai rencontré beaucoup de gens qui m’ont dit être très tristes, juste en voyant ce qu’il se passe. Parce qu’ils ne comprennent pas vraiment et parce que leur vie de tous les jours n’est pas centrée autour de ce débat sur l’indépendance, mais sur des choses très concrètes : trouver un travail, une bonne école pour les enfants… Nous ne sommes pas encore arrivés à ce que j’appellerais un point de fracture et j’espère qu’on en arrivera jamais au moment où les gens ne se parleront plus et auront juste envie de se taper dessus. J’espère vraiment qu’on en arrivera pas là.”