DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

Syrie/attaque chimique: pressions sur Moscou de Londres, Washington et Paris

Vous lisez:

Syrie/attaque chimique: pressions sur Moscou de Londres, Washington et Paris

Syrie/attaque chimique: pressions sur Moscou de Londres, Washington et Paris
Taille du texte Aa Aa
Le Royaume-Uni a accusé vendredi la Russie de vouloir, avec un projet de résolution, "tuer" le groupe d'experts de l'ONU et de l'OIAC chargés d'enquêter sur l'utilisation des armes chimiques en Syrie et dont le mandat expire le 16 novembre. Depuis jeudi, deux projets de résolution, l'un russe, l'autre américain, sont en concurrence à l'ONU sur le renouvellement de la mission des enquêteurs. "Le projet de résolution russe est un stratagème cynique pour discréditer un groupe professionnel, indépendant et impartial", a déclaré dans un communiqué l'ambassadeur britannique à l'ONU, Matthew Rycroft. "La Russie essaie de tuer le messager pour couvrir les crimes de son allié odieux", a-t-il ajouté. "Nous appelons l'ensemble du Conseil (de sécurité) à renouveler le mandat d'enquête actuel" du groupe d'experts de l'ONU et de l'OIAC (Organisation pour l'interdiction des armes chimiques), "qui a déjà donné des résultats rigoureux et concluants", a fait valoir Matthew Rycroft. Dans un communiqué vendredi, son homologue américaine, Nikki Haley, a aussi réclamé un renouvellement du mandat du groupe d'experts. "A défaut de quoi il n'y aura plus d'outil indépendant et impartial pour identifier les responsables" des attaques chimiques en Syrie, a-t-elle averti. "Nous savons que de multiples attaques nécessitent des enquêtes", a ajouté Nikki Haley en regrettant les obstructions russes. "Plus que jamais les membres du Conseil de sécurité doivent mettre de côté les jeux politiques pour assurer leur responsabilité de protéger le monde contre l'utilisation des armes chimiques", a insisté la diplomate. Lors d'un entretien téléphonique vendredi avec son homologue russe, Vladimir Poutine, le président français Emmanuel Macron a lui aussi plaidé sur "la nécessité de renouveler dans les prochaines semaines le mandat du mécanisme d’enquête conjoint aux Nations Unies et à l’OIAC" sur l'utilisation d'armes chimiques dans le conflit syrien. "La France ne cédera pas sur la lutte contre l’impunité et le démantèlement plein et complet du programme chimique syrien", a fait valoir Emmanuel Macron, cité dans un communiqué de la présidence française. Les deux projets de résolution en concurrence à l'ONU pour renouveler le mandat des enquêteurs divergent fondamentalement. Le texte russe prévoit une prolongation de six mois alors que l'américain parle de deux ans. Soutien de Damas, Moscou, qui considère que les experts ne sont pas objectifs, réclame aussi un gel de leur dernier rapport accusant le régime syrien d'être à l'origine du massacre au sarin commise le 4 avril à Khan Cheikhoun (plus de 80 morts). Dans leur projet, les Etats-Unis soulignent au contraire une "profonde inquiétude" au vu de ce rapport et réaffirment le "soutien" du Conseil de sécurité à ce groupe d'experts créé en 2015.
Tous droits de reproduction et de représentation réservés. © 2018 - Agence France-Presse.
+Voir plus
Tous droits de reproduction et de représentation réservés.© 2018 - Agence France-Presse. Toutes les informations (texte, photo, vidéo, infographie fixe ou animée, contenu sonore ou multimédia) reproduites dans cette rubrique (ou sur cette page selon le cas) sont protégées par la législation en vigueur sur les droits de propriété intellectuelle. Par conséquent, toute reproduction, représentation, modification, traduction, exploitation commerciale ou réutilisation de quelque manière que ce soit est interdite sans l’accord préalable écrit de l’AFP, à l’exception de l’usage non commercial personnel. L’AFP ne pourra être tenue pour responsable des retards, erreurs, omissions qui ne peuvent être exclus dans le domaine des informations de presse, ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations. AFP et son logo sont des marques déposées.