DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

L'Australie dit "non merci" à la Nouvelle-Zélande

Vous lisez:

L'Australie dit "non merci" à la Nouvelle-Zélande

Taille du texte Aa Aa

Environ 600 réfugiés sont barricadés depuis le 31 octobre dans un camp de rétention australien sur l‘île de Manus (Papouasie-Nouvelle-Guinée). Ils refusent leur transfert dans un centre “de transition”. Dimanche 5 novembre 2017, la Première ministre de Nouvelle-Zélande, Jacinda Ardern, s’est rendue à Sydney (Australie) pour proposer au gouvernement australien d’accueillir des réfugiés. Son homologue, Malcolm Turnbull, lui a opposé une fin de non-recevoir. “Comme vous le savez, a-t-il expliqué, nous avons un arrangement avec les Etats-Unis, selon lequel 1 250 réfugiés pourront, s’ils répondent aux critères rigoureux de contrôle de ce pays, y être réinstallés. Pour l’instant, nous restons sur cet accord.”

La cheffe du gouvernement néo-zélandais a regretté sa position. “Nous ne sommes bien sûr pas confrontés aux mêmes difficultés que l’Australie, a-t-elle commenté. Mais on ne peut pas non plus ignorer le facteur humain de ce qui se joue là. Alors, notre offre, qui est sincère, reste sur la table.”

Les réfugiés de Manus n’ont, eux, aucune intention de quitter leur camp, même s’ils n’ont plus ni eau potable, ni électricité, ni nourriture. Et que les Nations unies évoquent un risque “d’urgence humanitaire”.