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La crise catalane, désormais une affaire belge

Non content d'avoir semé la pagaille en Espagne, Carles Puigdemont agite aujourd'hui la politique belge.

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La crise catalane, désormais une affaire belge

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Chaque jour, la crise en Catalogne ne cesse d’envenimer encore un peu plus la politique belge. Dans une interview télévisée, c’est le ministre de l’Intérieur, Jan Jambon, qui prend ouvertement position en faveur des Catalans en exil en Belgique. Quitte à se mettre à dos le parti au pouvoir en Espagne.

« Jan Jambon appartient à un parti qui a collaboré avec l’occupation allemande pendant la Seconde Guerre Mondiale. C’est un parti xénophobe, un parti très compliqué, et certainement pas un partenaire recommandable pour qui que ce soit”, a déclaré Esteban González Pons, député européen et membre du Parti populaire espagnol.

Le ministre de l’Intérieur belge, est aussi membre du NVA, un parti nationaliste qui défend une Flandre détachée de la Belgique. Dans son camp, une amitié toute naturelle s’est installée envers les séparatistes catalans :

“C’est à la justice de trancher. Ce n’est pas un domaine où les partis politiques interviennent. Nous avons un système judiciaire indépendant, contrairement au système espagnol qui est politisé à l’extrême”, pourfend Mark Demesmaeker, eurodéputé membre du NVA.

Mais en Belgique, les Flamands ne sont pas les seuls à tacler le gouvernement espagnol, comme l’ancien Premier ministre Elio di Rupo. Petit à petit, la crise catalane devient aussi un dossier belge.