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Face à la Russie, l'OTAN veut développer ses infrastructures

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Face à la Russie, l'OTAN veut développer ses infrastructures

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Deux jours pour aborder les dossiers brûlants, et en particulier la Russie. Depuis mercredi, les ministres de la Défense de l’OTAN sont réunis à Bruxelles. La priorité du jour pour son secrétaire général : une meilleure intégration militaire de l’Europe et la création de nouveaux commandements. En ligne de mire : la Russie, dépeinte comme une menace pour le commerce maritime transatlantique.

“Depuis, 2014, on constate une transition de l’OTAN en tant qu’acteur expéditionnaire, à une organisation axée sur la défense collective. Lorsque vous regardez l’invasion de la Crimée et le soutien aux séparatistes à l’est de l’Ukraine, cela a renforcé le sentiment de risque ressenti par les alliés de l’OTAN”, commente Kristine Berzina, membre du German Marshall Fund of the United States.

Première étape de la stratégie de « dissuasion et de défense » de l’Otan : l’envoi de bataillons dans les pays de la Baltiques et en Pologne. Une décision loin de plaire à Moscou qui dénonce une tentative de déstabiliser l’est de l’Europe.

L’OTAN se prépare à restaurer partiellement sa structure de commandement qui a été réduite après la fin de la guerre froide. Le nombre de soldats déployés n’atteindra pas le niveau du début de ce siècle, ce qui rend ces mesures symboliques en réponse à la menace russe. L’approbation de la réforme est attendue lors du sommet officiel, qui se tiendra pour la première fois au nouveau siège de l’Alliance en juillet prochain.