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Joseph Muscat répond aux accusations

Le Premier ministre maltais répond à nos questions sur les Paradise Papers et l'assassinat de la journaliste Daphne Caruana Galizia.

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Joseph Muscat répond aux accusations

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Le Premier ministre de Malte Joseph Muscat a plaidé une circulation des capitaux plus libre lors d’un forum économique, à Athènes.

Euronews en a profité pour lui demander si son pays encourageait l’évasion fiscale, comme l’affirment plusieurs journaux européens réunis au sein de l’European Investigative Collaborations.

Je rejette totalement l’idée selon laquelle Malte bénéficie d’une règlementation assouplie. Nous avons peut-être trop de succès simplement car nous allons chercher le business. Nous sommes des fonceurs“ a tout d’abord expliqué Joseph Muscat.

Euronews : Mais Malte a été mentionné dans les Paradise Papers ?

Joseph Muscat : “Oui, mentionné, car certaines entreprises qui ont été créés à Malte – elles ne sont pas secrètes, il n’y a aucune opacité dans notre juridiction, le registre des entreprises est en accès libre – avaient des investissements dans d’autres endroits. Nous faisons notre part du travail en assurant la transparence. Les journalistes nous accusent d‘être trop attractifs, comme d’ailleurs certaines juridictions européennes. Mais nous ne sommes absolument pas un paradis fiscal“.

Donc il y a beaucoup de fumée mais pas de feu ?

Joseph Muscat : “Je pense qu’il n’y a pas de fumée, donc encore moins de feu“.

Autre sujet brûlant à Malte, l’assassinat le mois dernier de la journaliste anticorruption Daphne Caruana Galizia. Son fils accuse le gouvernement Muscat d‘être au moins indirectement responsable.

Vous avez été personnellement mis en cause, que répondez-vous ?

Joseph Muscat :”Ce n’est pas une affaire de polémique, c’est une affaire de principes fondamentaux. Il est intolérable qu’une personne, journaliste ou non, soit tuée dans notre pays. Nous fournissons aux enquêteurs toutes les ressources nécessaires à ce que la lumière soit faite“.

Y-a-t-il des avancées ?

Joseph Muscat : “Si vraiment il y avait des avancées, je leur porterai atteinte en les annonçant publiquement. C’est le rôle des enquêteurs. Je fais partie de ceux qui auraient préféré que les conclusions aient déjà été rendues… car de nombreuses accusation infondées surgissent, et je l’ai déjà dit : je suis tellement sur de ma position, que s’il y avait une seule preuve, même un indice, que ce qui est dit est vrai, je présenterais ma démission. Je tiens parole“.