L'incroyable destin du "Salvator Mundi" de Léonard de Vinci

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Par Euronews
L'incroyable destin du "Salvator Mundi" de Léonard de Vinci

<p><b>Le qualifier d’exceptionnel serait un euphémisme tant le “Salvator Mundi” de Léonard de Vinci est hors norme. <br /> Ce portrait de Jésus Christ en “Sauveur du Monde” multiplie les attributs les plus sensationnels : tableau le plus cher du monde après avoir été adjugé 450,3 millions de dollars le 15 novembre 2017 lors d’enchères chez Christie’s à New York, dernière peinture du maître italien encore en possession d’un collectionneur privé – et c’est probablement encore le cas aujourd’hui même si on ignore l’identité de son nouvel acquéreur – et œuvre polémique car longtemps considérée comme n‘étant pas de la main de Léonard de Vinci. <br /> Son histoire est elle aussi unique : après avoir disparu pendant plusieurs siècles, le “Salvator Mundi” a été redécouvert il y a quelques années à peine.</b></p> <p><strong>1500</strong><br /> Les spécialistes datent la création du tableau aux environs de 1500. Cette peinture à l’huile sur panneau de noyer de 65 cm sur 45 cm pourrait avoir été réalisée pour le roi de France Louis <span class="caps">XII</span> qui occupait Milan en 1499. Elle serait devenue propriété de la couronne d’Angleterre à l’occasion du mariage d’Henriette Marie de France et de Charles 1er d’Angleterre. </p> <p><strong><span class="caps">XVII</span>e siècle</strong><br /> Les <a href="https://www.theguardian.com/artanddesign/2017/oct/10/only-leonardo-in-private-hands-set-to-fetch-75m-at-auction">collections royales de Charles 1er</a> mentionnent dans leur inventaire en 1649, “Un Christ peint par Léonard”. L‘œuvre gravée un an plus tard par Wenceslas Hollar y apparaît de nouveau en 1666 sous le règne de Charles II. Durant cette période, de la peinture aurait été ajoutée par dessus, peut-être parce que ce Jésus Christ était à l‘époque jugé trop androgyne d’après <a href=":https://www.la-croix.com/Culture/Expositions/Le-Salvator-Mundi-Leonard-Vinci-decrypte-Francois-Boespflug-2017-11-14-1200891942">les experts</a>.</p> <p><strong>1763</strong><br /> Le “Sauveur du Monde” est mis aux enchères par le fils illégitime du duc de Buckingham, Charles Herbert Sheffield qui l’année précédente, a vendu sa propre demeure le Buckingham Palace au roi George <span class="caps">III</span>. </p> <p><strong>1900</strong><br /> Après plus d’un siècle où l’on perd sa trace – période durant laquelle le visage et le cheveux de Jésus ont été repeints -, le tableau rejoint la collection d’un homme d’affaires britannique Sir Herbert Cook dont la maison Doughty House située à Richmond au sud-ouest de Londres abrite des Van Eyck, Velázquez et Rembrandt. Il est alors attribué à un disciple de Léonard de Vinci, Bernardino Luini.</p> <p><strong>1958</strong><br /> La collection Cook est dispersée et le portrait de Jésus est vendu aux enchères pour à peine 45 livres sterling à un particulier américain. Il est considéré lors de cette vente organisée par Sotheby’s comme une copie de l‘école milanaise et de l’un des disciples de Léonard de Vinci, Boltraffio.</p> <p><strong>2005</strong><br /> L‘œuvre réapparaît aux États-Unis au sein d’une maison des ventes régionale qui la cède à trois marchands américains. Ils auraient déboursé 10.000 dollars pour l’acquérir flairant sans doute son exceptionnelle qualité. Ils la confient à Dianne Dwyer Modestini, ancienne collaboratrice du Metropolitan Museum de New York, qui par la suite, passe plusieurs années à effectuer des recherches et à restaurer le tableau.</p> <p><strong>2011</strong><br /> Le “Salvator Mundi” est identifié comme étant le chef-d’oeuvre du génie italien par Martin Kemp, professeur à Oxford. Il fait consensus parmi les chercheurs. Elle est présentée à la National Gallery de Londres lors d’une exposition sur les œuvres milanaises de Léonard de Vinci.</p> <p><strong>2013-2014</strong><br /> Le tableau est acquis via une vente privée de Sotheby’s, par le marchand d’art Yves Bouvier pour un montant estimé entre 75 et 80 millions d’euros. Ce dernier la revend à l’oligarque russe Dmitri Rybolovlev, propriétaire du club de football de Monaco, pour 127,5 millions de dollars. Lui-même estime peu de temps après que sa <a href="http://www.europe1.fr/culture/un-vinci-controverse-star-des-encheres-dautomne-a-new-york-3492917">valeur a été sur-estimée</a> et décide de poursuivre Yves Bouvier en justice pour escroquerie.</p> <p><strong>15 novembre 2017</strong><br /> Dmitri Rybolovlev met le tableau en vente chez Christie’s. <a href="http://fr.euronews.com/2017/11/16/record-le-sauveur-du-monde-atteint-4503-millions-de-dollars">L‘œuvre fait tourner la tête des amateurs d’art</a> et atteint le montant record de 450,3 millions de dollars.</p> <blockquote class="twitter-tweet" data-lang="fr"><p lang="fr" dir="ltr">Record : “Le sauveur du monde” atteint 450,3 millions de dollars <a href="https://t.co/anCzkFDLtn">https://t.co/anCzkFDLtn</a> <a href="https://t.co/MKTmI5kTvP">pic.twitter.com/MKTmI5kTvP</a></p>— euronews en français (@euronewsfr) <a href="https://twitter.com/euronewsfr/status/931053130246172672?ref_src=twsrc%5Etfw">16 novembre 2017</a></blockquote> <script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script>