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Alerte aux singes verts en Guadeloupe

Ces animaux sont potentiellement invasifs et dangereux selon les autorités.

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Alerte aux singes verts en Guadeloupe

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Au moins deux singes verts ont été aperçus à plusieurs reprises en Guadeloupe dans les Antilles françaises. Un habitant de la commune des Abymes a réussi à filmer ces primates en liberté, voltigeant dans les arbres.

La présence de ces animaux, de l’espèce chlorocebus au pelage verdâtre et qui pèsent entre 4 à 6 kg, inquiète les autorités. Cette espèce est en effet considérée comme potentiellement invasive et “dangereuse” car porteuse de maladies telles que “la rage, l’hépatite E, le chikungunya, le virus B herpès ou le SIDA” selon David Rozet, chef du service mixte de la police de l’environnement de Guadeloupe.

Ces singes sont originaires d’Afrique et ont été introduits dans les Antilles par l’homme. Ils ont déjà “envahis” Saint-Martin par exemple. Les deux spécimens aperçus en Guadeloupe ont sans doute été “importés illégalement”. Et selon David Rozet, “cela pourrait être un couple, auquel cas le risque est réel de reproduction et c’est le début d’invasion d’une espèce”.

David Rozet ajoute que des “cas d’agressions de chiens” ont eu lieu à Saint-Martin et “on peut avoir des morsures sur l’homme car ils sont capables de rentrer dans les maisons quand ils ont faim” . Enfin ces animaux peuvent avoir “un impact économique par la destruction de certaines récoltes”.

Depuis leur signalement, les différentes tentatives pour attraper ces animaux se sont soldées par des échecs. La présence des singes verts n’est pas une première en Guadeloupe. En trois ans, une dizaine de singes auraient été capturés par les autorités.

L’Union européenne s’est saisie du problème des espèces dites “exotiques envahissantes”. Un règlement en la matière est entré en vigueur en octobre 2014. Ce texte prévoit notamment de dresser une liste de ces animaux “envahissants” pour évaluer les risques qu’ils font peser sur la biodiversité et les “éradiquer” si besoin. En France, l’Office national de la chasse et de la faune sauvage préconise “lorsque la réglementation le permet de mettre en place des actions d’éradication”.

Avec Agence