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Haltérophilie: funérailles de Süleymanoglu en présence de son grand rival Leonidis

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Haltérophilie: funérailles de Süleymanoglu en présence de son grand rival Leonidis

Haltérophilie: funérailles de Süleymanoglu en présence de son grand rival Leonidis
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Des centaines de personnes ont assisté dimanche à Istanbul aux funérailles de l'haltérophile Naim Süleymanoglu, triple champion olympique, auquel son grand rival, le Grec Valerios Leonidis, a rendu un hommage appuyé. Surnommé l'"Hercule de poche" pour sa force malgré sa petite taille (1m47), Süleymanoglu, héros national, est mort samedi à l'âge de 50 ans des suites d'une insuffisance hépatique et d'une hémorragie cérébrale. Anonymes et personnalités du monde sportif et politique ont défilé devant le cercueil enveloppé dans un drapeau turc de Süleymanoglu, auquel son "rival éternel" Valerios Leonidis a tenu à dire adieu. "Je me suis effondré en apprenant la mort de Naim. J'ai perdu un grand ami et le monde a perdu un grand athlète. J'ai toujours du mal à croire qu'il est mort", a déclaré Leonidis au quotidien turc Hürriyet. Visiblement ému, Leonidis a embrassé le cercueil de son défunt compétiteur. Les deux athlètes avaient livré un duel homérique lors des Jeux d'Atlanta en 1996. Le Turc avait réussi à se défaire du Grec en soulevant 335 kg, légèrement mieux que les 332,5 kg de son adversaire. Cette victoire a été le point d'orgue de sa riche carrière sportive, marquée par trois médailles d'or olympiques (1988, 1992 et 1996) et 46 records du monde. Né de parents turcs en Bulgarie en 1967, Süleymanoglu avait obtenu en 1986 l'asile politique en Turquie et la nationalité de ses ancêtres au terme d'une défection rocambolesque alors qu'il se trouvait en Australie. Après s'être réfugié à l'ambassade de Turquie, il s'était rendu d'abord à Londres dans le jet personnel du Premier ministre turc de l'époque, Turgut Ozal, qui l'avait pris sous son aile. Puis il avait été accueilli en héros à Ankara. Doté d'une force de bras peu commune et d'une prodigieuse vitesse d'exécution, Süleymanoglu a été le premier à remporter l'or olympique trois fois d'affilée dans sa discipline. En 2000, il avait tenté la passe de quatre lors des Jeux de Sydney, mais son corps n'avait pas suivi et il avait été contraint de se retirer. Présent aux funérailles, le ministre turc des Sports, Osman Askin Bak, a salué la mémoire d'"une légende du monde de l’haltérophilie". "De la même manière qu'on évoque Messi, Ronaldo ou Platini pour le football, pour l'haltérophilie, on pense au doyen, au maître qu'était +l'Hercule de poche+, Naim Suleymanoglu".
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