DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

L'ONU enjoint les belligérants en Syrie à ne plus viser les civils

Vous lisez:

L'ONU enjoint les belligérants en Syrie à ne plus viser les civils

L'ONU enjoint les belligérants en Syrie à ne plus viser les civils
Taille du texte Aa Aa
Les Nations unies ont appelé dimanche les belligérants en Syrie à arrêter de viser des civils dans la capitale Damas et ses environs où des bombardements intenses ces derniers jours ont tué des dizaines de personnes. Damas est contrôlée en grande majorité par le régime de Bachar al-Assad. Des rebelles tiennent des localités dans la région de la Ghouta orientale, proche de la capitale. Les affrontements se sont récemment intensifiés entre les deux camps. "Depuis quelques jours, nous avons des rapports quotidiens faisant état de civils tués ou grièvement blessés, sans compter que des entrepôts, des hôpitaux et des écoles sont mis hors d'état par ces bombardements, notamment à Damas et dans la Ghouta orientale", a déclaré le coordinateur de l'ONU pour l'aide humanitaire en Syrie, Ali Al-Zaatari. "Tous les belligérants doivent éviter de viser des civils", a-t-il insisté dans des déclarations en arabe transmises à l'AFP. L'armée syrienne a intensifié ses bombardements sur les zones insurgées proches de Damas depuis qu'un groupe radical rebelle a attaqué une de ses bases mardi. Depuis, au moins 66 civils dont 13 enfants ont trouvé la mort dans des raids aériens et des tirs d'artillerie du régime sur la Ghouta orientale, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), une ONG disposant d'un vaste réseau de sources dans le pays en guerre. Au moins 281 personnes ont également été blessées. Parallèlement, au moins 16 personnes sont mortes depuis jeudi dans des tirs de roquettes rebelles sur Damas, selon l'OSDH. "Les Nations unies espèrent qu'un cessez-le-feu soit instauré immédiatement ainsi qu'un corridor humanitaire sécurisé afin d'évacuer les blessés, les malades, les personnes âgées ainsi que les enfants", a déclaré M. Zaatari. La Ghouta orientale est censée être une "zone de désescalade", c'est-à-dire où les belligérants s'engagent à réduire le niveau des violences. Ces zones ont été créées en vertu d'un accord entre la Russie et l'Iran, principaux soutiens du régime, et la Turquie qui appuie l'opposition au régime. Les forces du régime imposent depuis 2013 un siège à la Ghouta orientale, et ses 400.000 habitants, privés d'aide, y vivent dans des conditions très difficiles. La guerre en Syrie qui a débuté en 2011 après la répression meurtrière de manifestations pacifiques prodémocratie a fait plus de 330.000 morts.
Tous droits de reproduction et de représentation réservés. © 2018 - Agence France-Presse.
+Voir plus
Tous droits de reproduction et de représentation réservés.© 2018 - Agence France-Presse. Toutes les informations (texte, photo, vidéo, infographie fixe ou animée, contenu sonore ou multimédia) reproduites dans cette rubrique (ou sur cette page selon le cas) sont protégées par la législation en vigueur sur les droits de propriété intellectuelle. Par conséquent, toute reproduction, représentation, modification, traduction, exploitation commerciale ou réutilisation de quelque manière que ce soit est interdite sans l’accord préalable écrit de l’AFP, à l’exception de l’usage non commercial personnel. L’AFP ne pourra être tenue pour responsable des retards, erreurs, omissions qui ne peuvent être exclus dans le domaine des informations de presse, ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations. AFP et son logo sont des marques déposées.