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"Opti Poba" et "lutins derrière le bureau": dérapages et punchlines de Tavecchio à la Fédération

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"Opti Poba" et "lutins derrière le bureau": dérapages et punchlines de Tavecchio à la Fédération

"Opti Poba" et "lutins derrière le bureau": dérapages et punchlines de Tavecchio à la Fédération
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Carlo Tavecchio, président démissionnaire de la fédération italienne de football (FIGC), a donné ses explications lundi lors d'une conférence de presse tonitruante entre bons mots et persiflages, refermant dans son style un mandat déjà marqué par une série de propos polémiques qui lui ont valu d'être taxé d'antisémitisme et d'homophobie. "Si nous avions marqué un but, j'étais un grand. Et finalement je fais toujours 1,61 m", a résumé l'ancien patron de la FIGC à propos de l'élimination de l'Italie par la Suède en barrage d'accession au Mondial-2018 (0-1 en Suède; 0-0 à Milan il y a une semaine). "Une erreur que je regrette ? Ne pas être intervenu à la pause à San Siro pour changer d'entraîneur", a-t-il également déclaré lors de cette conférence de presse où il a alterné entre colère et ironie. "Ils veulent me convaincre que je suis fatigué. Mais si quelqu'un veut venir dormir avec moi sur le Sassolungo, on y va demain", a lancé Tavecchio, faisant référence à l'un des plus hauts sommets des Dolomites. Au moment de défendre son bilan, M. Tavecchio a évoqué avec provocation les désignations des Italiens Michele Uva et Evelina Christillin à des postes de responsabilité à l'UEFA et à la Fifa. "D'après vous, les quatre équipes en Ligue des champions, c'est parce que Tavecchio a une belle veste bleue ou parce que nous avons changé les équilibres européens ? Uva à l'UEFA, c'est parce qu'il est bel homme ? Christillin au conseil de la Fifa, c'est grâce aux lutins derrière le bureau ?", a-t-il pesté avant un surréaliste passage en français. "Chapeau ! On doit parler français monsieur. Maintenant, nous parlons français tout de suite. Mais la question n'est pas comme ça." - 'Je suis absolument normal' - Mais le passage de M. Tavecchio à la tête du football italien aura été ponctué de propos beaucoup plus polémiques. En novembre 2015, il avait ainsi dû s'expliquer à propos de déclarations à caractère antisémite et homophobe dans une interview non-publiée au site internet Soccer Life. Il y parlait de l'achat du siège de la Ligue de football amateur à "un certain Anticoli, un petit juif". "Je n'ai rien contre les juifs, hein", poursuivait-il avant d'ajouter, lancé par le journaliste, qu'il "vaut mieux les tenir en respect". Ensuite, à propos d'un ancien dirigeant de la FIGC, Tavecchio disait: "Mais, dites-moi, c'est vrai qu'il est... ?". "Homosexuel ? Oui", répondait le journaliste de Soccerlife. "Je n'ai rien contre eux. Mais qu'on les laisse loin de moi. Je suis absolument normal", répondait Tavecchio. En juillet 2014, juste avant son élection, Tavecchio avait déclaré lors d'une réunion publique: "Opti Poba est arrivé ici et avant il mangeait des bananes. Aujourd'hui il joue titulaire à la Lazio de Rome". L'utilisation de ce nom, qui ne correspond à aucun joueur réel mais ressemble à celui du Français Paul Pogba, alors joueur de la Juventus Turin, avaient créé une vive polémique en Italie et lui avaient valu six mois de suspension de la part de l'UEFA.
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