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Pakistan: la justice libère l'un des responsables présumés des attentats de Bombay

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Pakistan: la justice libère l'un des responsables présumés des attentats de Bombay

Pakistan: la justice libère l'un des responsables présumés des attentats de Bombay
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La justice pakistanaise a ordonné la libération de l'un des responsables présumés des attentats de Bombay en 2008, et dirigeant du groupe extrémiste Jamaat-ud-Dawa (JuD), a indiqué mercredi un porte-parole du JuD. Hafiz Saeed, soupçonné d'être le cerveau des attentats de Bombay en 2008, et dirigeant du groupe extrémiste Jamaat-ud-Dawa (JuD), sera libéré jeudi, a déclaré Ahmed Nadeen, un porte-parole de ce parti. Il avait été assigné à résidence en janvier dernier. "La commission d'examen des peines a refusé d'étendre son assignation à résidence, le gouvernement n'ayant pas présenté de preuves soutenant l'accusation", a expliqué M. Nadeen à l'AFP. Hafiz Saeed, l'un des hommes les plus recherchés par New Delhi, vivait avant cela en totale liberté au Pakistan, d'où il appelait régulièrement au jihad contre l'Inde. Il avait été assigné à résidence une première fois, pour une très brève période, en 2008. En 2012, les Etats-Unis ont offert une récompense de 10 millions de dollars pour toute information conduisant à son arrestation ou à sa condamnation. Les attentats de Bombay, qui se sont tenus devant les caméras de télévision du monde entier, ont fait 166 morts en 2008. Pendant trois jours, des commandos indiens avaient combattu pour reprendre le contrôle de différents points de la ville aux assaillants. Le JuD, classé comme organisation terroriste par l'ONU, est considéré par New Delhi comme une vitrine du Lashkar-e-Taiba (LeT), accusé d'être derrière les attentats de Bombay. Il est populaire au Pakistan pour ses levées de fonds à des fins humanitaires après des catastrophes naturelles. L'Inde a fréquemment dénoncé l'incapacité du Pakistan à lui livrer des suspects ou à les poursuivre, Islamabad répondant que New Delhi ne lui avait pas fourni suffisamment de preuves. L'Inde a également affirmé à de multiples reprises que des "agences officielles" pakistanaises étaient impliquées dans la conception des attaques de Bombay, ce qu'Islamabad a toujours nié. Selon l'analyste et général pakistanais à la retraite Talat Masood, le traitement de faveur dont bénéficie Saeed est lié au "soutien de son organisation (le JuD) au Cachemire", ce territoire himalayen à l'origine de deux des trois guerres entre Inde et Pakistan. En février 2016, Hafiz Saeed avait ainsi accusé "800.000 militaires indiens" de "commettre un génocide de Cachemiris" lors d'un rassemblement public. Les Cachemiris "n'ont-ils pas le droit de mener des attaques (en Inde) pour se défendre?", avait-il lancé. New Delhi accuse le Pakistan d'envoyer des groupes d'insurgés pour fomenter des troubles dans la partie indienne du Cachemire. Le président américain Donald Trump a accusé en août Islamabad de servir de refuge à des "agents du chaos". Le secrétaire d'Etat Rex Tillerson, en visite au Pakistan fin octobre, a affirmé avoir fait des demandes "très spécifiques" aux autorités pakistanaises concernant certains insurgés.
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