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Basket: pour Edwin Jackson, "ceux qui sont là sont de vrais bons joueurs"

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Basket: pour Edwin Jackson, "ceux qui sont là sont de vrais bons joueurs"

Basket: pour Edwin Jackson, "ceux qui sont là sont de vrais bons joueurs"
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Alors que la France, privée de ses joueurs de NBA et d'Euroligue, affronte la Bosnie lundi à Rouen dans son deuxième match de qualification au Mondial, Edwin Jackson estime que ces "fenêtres internationales" controversées pourraient aider à médiatiser les basketteurs de ProA. "On parle beaucoup des absents, mais ceux qui sont là sont de vrais bons joueurs", dit le shooteur, revenu de son club en Chine pour aider les Bleus et meilleur marqueur de la victoire contre la Belgique vendredi (70-59). Q: Avez-vous déjà eu aussi peu de temps pour préparer des matchs aussi importants? R: "Non. Ca m'est arrivé de jouer avec beaucoup de nouvelles têtes en changeant de club, mais on avait au moins six ou sept matchs de préparation avant la compétition. Bafouiller son basket, ce n'était pas un problème. Perdre le premier match n'était pas lourd de conséquences. Là, on est dans l'urgence. Il y a un impératif de résultat très important dès les premières rencontres. C'est très particulier. C'est pour ça qu'on insiste beaucoup sur l'état d'esprit. On n'a pas le temps de se dire: +au prochain match ça passera!". Q: Cela veut-il dire que vous êtes dans l'improvisation, notamment en attaque ? R: "Non. On a des principes offensifs et on sait ce qu'on doit faire. Et puis on n'arrête pas de parler des absents, mais ceux qui sont là sont les meilleurs français de ProA. Ce sont de vrais bons joueurs qui ont des automatismes. Il y a des schémas tactiques qu'on voit depuis qu'on est très jeunes. On parle tous le même langage. L'état d'esprit, c'est d'être prêt défensivement. La défense, c'est avant tout de l'envie et du combat et ça tout le monde peut le faire. Pas besoin d'avoir joué ensemble pendant des années. On ne mettra pas une centaine de points en un match, mais si on n'arrive à en encaisser au maximum 70, on sera dans le coup. On peut être une très bonne équipe défensive, même meilleure que certaines équipes (de France) au complet. On est très athlétiques et on a des grands qui sont très mobiles. A partir du moment où on fait des stops et où on peut courir, on a notre chance contre n'importe qui." Q: Que pensez-vous de la zizanie dans les instances dirigeantes, qui conduit à disputer les qualifications au Mondial sans les joueurs de NBA et d'Euroligue? R: "Je ne travaille pas dans les bureaux. Je suis un simple joueur qui fait ce qu'on lui demande. Quand on me demande de venir en équipe de France pour les +fenêtres+, je viens. Nous, les joueurs, n'avons pas été consultés. On pourrait s'en plaindre, mais on peut aussi faire pour le mieux avec ce qu'on a. Ca permet également à d'autres joueurs de venir en équipe de France et de goûter au maillot. Si on gagne beaucoup de matchs avec cette équipe, ça ouvrira peut-être les esprits sur le fait que de bons basketteurs jouent dans le championnat de France. Ca aidera peut-être à les médiatiser. Finalement, ça pourrait être un mal pour un bien sur certains points." Propos recueillis par François BONTOUX
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